édito...
Résolutions de rentrée...
Dès leur
création, les GEIST ont fait de l'intégration scolaire
des jeunes porteurs de trisomie 21 une ligne forte de leur action. Ils
pensaient (et pensent toujours) que les apprentissages sociaux et scolaires
induits allaient contribuer à une intégration sociale
et une autonomie améliorée pour l'adulte. Les précurseurs
y on gagné (on était au milieu des années 70) une
solide étiquette d'utopistes peu soucieux de l'avenir de leurs
enfants.
Pourtant, leurs
détracteurs auraient dû y regarder de plus près.
Dès l'origine, les parents et professionnels convaincus de la
validité de l'intégration scolaire avaient la précaution
de prévoir des accompagnements divers, notamment rééducatifs,
qui permettaient de sécuriser à la fois le jeune porteur
de trisomie 21 et l'école, de faire évoluer favorablement
la personne et son image et de l'accompagner dans son parcours.
Aujourd'hui, malgré
les difficultés que tous connaissent, il est rare d'entendre : " il
ne peut être accueilli à l'école parce qu'il (elle ) est trisomique
". L'école primaire, le collège et maintenant les dispositifs de formation
leur sont accessibles et c'est l'évolution favorable des personnes elles
mêmes qui valide la démarche d'origine.
Les diverses modalités d'accompagnement ont largement contribué à gagner
le pari engagé . Nous devons le garder présent à l'esprit. C'est pour
cette raison que nous consacrons une large partie de ce numéro à ce
sujet.
Jean Paul
Champeaux
Directeur FAIT 21