Je voudrais attirer votre attention sur la difficulté de pouvoir enseigner pour des personnes handicapées dans le premier degré, ainsi que le désir d’etre soutenue dans les cadre de recherche personnelle à ce propos.
Le point que je voulais souligner, se situe dans le cadre de la thématique de l'intégration de personnes handicapées où il est exclusivement question d'enfants, d'éleves et en aucune façon d'enseignants handicapés, et de leur grande difficulté d'intégration dans le corps enseignant ; les raisons sont simples: Les lois en cette matiere sont fort peu nombreuses et trop peu appliquées, car elles se trouvent malheureusement peu soutenues lors de leur application...
Un exemple est simple, mon cas personnel: je suis étudiante malvoyante préparant le concours de prof des écoles le 17 mai prochain ; pour ce faire, je suis passée l'an dernier en commission nationale pour m’accorder ou pas l’autorisation de concourir au vue de mon handicap visuel, ce qui m’a été accordé, non sans difficultés.
Sachant qu il existait une aide d’assistanat je me suis renseignée auprès du médecin préventif du rectorat auquel je dépends, Marseille, et j’ai ainsi eu connaissance de plusieurs informations. Tout d abord, cette aide n’existe actuellement qu’en secondaire puisque la loi ne s’exprime que pour ce secteur ;de plus, que jusqu’il y a 4 ans il existait des restriction en matière de vision (un minimum de 7/10) pour enseigner, ce qui a été supprimé, et paradoxalement, au dela d’un certain seuil, l’assistance serait obligatoire (selon le rectorat).
Je me trouve dans une situation qui fait que j’ai le droit de passer le concours, de le réussir et d’enseigner sous certaines conditions ; selon le rectorat, il faudrait qu’un assistant me soit attribué, ce qui ne peut être fait dans la mesure ou aucune loi n’existe dans ce cadre en primaire ! et selon la commission nationale qui m’a accordé le droit de concourir et enseigner, ne l’ont fait uniquement parce qu’ils ont jugé que j’étais apte à enseigner seule, car dans le cas contraire ils m’auraient refusé sans chercher de solutions! Cela signifie que je pourrais enseigner mais serais en interdiction de faire une demande d’assistanat, au même titre qu’un enseignant du second degré.
De plus, j ai appris que si je voulais me specialiser, j'etais de même dans l'obligation d'avoir cet assistant, même avec effectif réduit, SAUF si je me spécialise dans le cadre de mon handicap, auquel cas je choisirais a priori d'avoir ou pas d’assistance ; en conclusion l'enseignement serait refusé à tout type d’handicapé étant juge devant recourir d’une assistance, même dans ce cadre de spécialisation dans le domaine de son handicap, puisqu'il faut un minimum de trois ans en établissement ordinaire pour se spécialiser ..!!
J’ai découvert de même que les personnes ayant eu des problemes de vision en cours de carrière, et se trouvant en incapacité de poursuivre à enseigner seuls, en primaire, ont toutes été reclassées et dirigées vers des postes administratifs.
Il m’apparait donc qu’au vue de ces différentes informations, une inégalite profonde existe entre les enseignants du primaire et secondaire en matière d’avancement politique et idéologique.
Toutes ces informations recueillies, personne n'a été capable de me les fournir au moment de la commission, lors de ma formation en IUFM… et je ne viens de découvrir cela que depuis quelques jours, soit quelques semaines avant le concours, en cherchant une toute autre information ; autant dire que les informations ont du mal à se savoir et circuler!
Au vue de tout cela, j’ai décidé de m’engager dans une recherche personnelle. Cette dernière consiste à recueillir des témoignages et coordonnées de personnes enseignantes malvoyantes, exercant leur métier en école primaire, voire les personnes ayant été reclassées pour cette cause, quelque soit l'academie ; j ai entendu parler de 2 cas en France ayant recours à l’assistanat en primaire, et j'aurais aimé connaître l'académie dans laquelle elles se trouvent, voire leur coordonnées afin que ces exeptions servent d’exemple, et que cela se fasse dans toutes les académies de France.
Quel qu’en soit l’issue d’un point de vue personnel, je compte me battre pour que les choses évoluent, comme jusqu'à présent, à la différence que cette fois-ci je me heurte à l’Etat lui même et ses lois, ni pensées et encore moins votées, et c’est pourquoi je ne parviendrai à quelque chose qu’avec de l’aide. Ainsi, j’espère de tout cœur avoir un soutien et des réponses de votre part, sur ma demarche et ma difficulté qui n'est certes pas la seule en France bien malheureusement, et entièrement méconnue par la plupart des gens.
Je vous remercie par avance de bien avoir l’amabilité d’entrer en contact avec moi, cordialement,
Audrey Glize ( pour écrire à Audrey )
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