|
-utilise un matériel construit par les élèves et auquel on donne du sens en le construisant (grains dans des boîtes, boîtes dans des enveloppes, etc.) en faisant en sorte que ce qui est choisi pour illustrer la notion de dizaine évoque les dix (petite unité) mais aussi un dix (grande unité) et j'utilise donc une boîte opaque avec un couvercle. - n'hésite pas à passer souvent d'une représentation du nombre à une autre (y compris une représentation figurative rappelant le matériel de numération précédent) - mets à sa disposition une "file numérique" (collective ou individuelle) - essaie de construire des activités qui ne l'amène pas seulement à "faire des paquets de dix" mais aussi et surtout à comprendre l'intérêt de "faire des paquets de dix" (exemple : "dessine-moi 43 croix de façon à ce que je vois tout de suite qu'il y en a 43") - fais attention à ne pas confondre moi même les mots "chiffres" et "nombres" - essaie de faire peu à peu en sorte qu'il arrive à bien faire la différence entre des questions qui peuvent lui paraître assez semblables > (exemple : "Dans 623 quel est le chiffre des dizaines ?" et "Dans 623 > combien y -a-t-il de dizaines ?") - fais attention à bien distinguer les difficultés liées uniquement à l'apprentissage de la "numération orale" des difficultés liées à la compréhension de la signification des écritures chiffrées (74 est "normal" : il y a 7 dizaines et 4 unités ; par contre, pour des raisons historiques, quand on le nomme on dit soixante-quatorze en regroupant une des dizaines avec les 4 unités parce que dans le temps on aimait bien faire des paquets de soixante et que bizarrement ça a laissé des traces ... ; je ne manque pas de parler de nos amis belges et suisses qui "se compliquent moins la vie") - essaie de m'inspirer de ce que dit Stella Baruk dans son livre "Comptes pour petits et grands" édité par Magnard parce que, même si je ne suis pas toujours d'accord avec ce que dit cette personne très médiatisée, je trouve que ce bouquin, où elle propose une progression basée sur les liens entre la numération orale et écrite (et sur l'utilisation des doigts) est tout à fait intéressant. Elle y explique, par exemple, pourquoi il lui semble souhaitable de ne pas "enseigner les nombres dans l'ordre" mais plutôt dans un ordre de ce type : d'abord des nombres comme 37 (dans trente-sept le "tr" rappelle le "tr" de trois) puis 30 ("0 c'est le chiffre du silence") puis 27 (dans vingt-sept rien ne rappelle le deux qu'il faut utiliser pour dire vingt-sept) puis seulement 11, 12, ... ("ces nombres sont des cachottiers" qui ne veulent pas qu'on les appellent dix-un , dix-deux, ...). Dominique |
|
MD CE1/CE2 Je commencerai pas souligner les ressemblances entre dyslexies et dyscalculies . " Lorsqu'un élève est en difficulté en numération je ... cherche où est son problème et m'assure qu'il comprend où est le problème : Il peut ne pas avoir compris qu'à partir de 10 on ne compte plus des choses mais des paquets de 10 choses ( justification simple : parce qu'on a dix doigts). Je lui demande comment il faut faire pour montrer dans l'écriture d'un nombre que le chiffre des dizaines est plus fort que celui des unités. Je lui propose de l'écrire d'une autre couleur ( d :rouge, u : bleu car c'est ce qui utilisé dans beaucoup de livrets), d'écrire le chiffre des dizaines deux fois plus gros, en italique etc.. jusqu'à ce qu'il ne doute plus que la force du chiffre est dans sa position dans le nombre. Je lui fais faire sans cesse faire des ponts entre le monde des nombres, le monde des objets et un 3ème, le monde des représentations des objets logiques). Je le place devant les nombres 21 et 12, 34 et 43 etc. leur reconnaissance doit être automatique. Je lui demande de voir les nombres écrits dans sa tête, de les écrire avec le doigt ou le nez les yeux fermés. L'enfant qui n'a pas compris ne va pas savoir faire de calcul mental. Je teste 30 + 6 = , 60 + 5 = etc 43 + 10 = , 56 + 10 = etc +20, +2 +3 + 30 = etc Matériel utilisé: un grande bande numérique à à + de 100 affichée Des boîtes ( à fromage) contenant 10 billes. Des grandes boîtes contenant 10 boîtes de dix Un carton contenant 10 boîtes de 100 en parallèle les traditionnels baguettes, plaques, cubes. Je trouve que cette dernière représentation est bloquée a 3 dimensions, je préfère mes billes (bien qu'on puisse mettre plus de dix billes dans une boîte). J'utilise aussi des jetons bleus, rouges, jaunes et des dessins : Il faut que l'enfant admette qu'un jeton rouge c'est 10 bleus. Or, il n'y a que la couleur qui le dit, aussi ai-je des dessins qui sont en taille réelle. Cela permet de visualiser (100 par exemple) avec une étendue proportionnelle au nombre, alors qu' un point jaune est très abstrait. L'ordinateur , le copier-coller permet de dessiner rapidement des centaines de cliparts. Autre problème: Ce n'est pas parce qu'un enfant connaît le principe de la numération qu'il sait lire les nombres. Notre système est compliqué avec nos soixante-dix, quatre-vingts ...etc J' ai cette année la moitié de mes ce2 qui se trompent encore souvent entre 70 et 99. On a bien parlé de numération pourtant j'ai utilisé la notion d'ordre de grandeur pour faire visualiser un nombre. Un nombre n'est pas une quantité sans en plus une unité de mesure mais je pense qu'il serait nul d'introduire les nombres sans image, concrète . C'est bien du monde perçu que l'enfant doit soritr ses nombres. Le test de la conservation (Piaget) ( Maëlle 1999) En présentant à une enfant de 7 ans une suite de trois grands carrés plus longs que 4 plus petits carrés, si Maëlle dit qu'il y a plus de grands carrés, cela veut ne veut rien dire de plus que " il y a plus en longueur" avec implicitement " tu me prends pour une idiote, je sais bien qu'il y en a 4 là contre 3 ici. " L'incompréhension est parfois dans l'échange langagier avec un enfant , pas dans l'enfant. Ceci ne dispense pas de s'assurer de la conservation du nombre , mais elle me paraît tellement plus facile à construire que la conservation des quantités . (Je ne suis pas certain d'avoir été clair sur ce point.) Je n'ai parlé là que d'enfants sans grande difficulté. Marc |
|
mais aussi:. en début de numération, un certain nombre de "vieux " jeux sont intéressants: jeux de dés (petits chevaux par ex) jeux de cartes, jeu du cochon qui rit, jeu de lancer de balle ou on compte, la marelle etc..... Pas inintéressant de mettre à profit les temps de récré, ou vant la cantine, pour proposer certains jeux Jean-Charles |
|
m'assure qu'il a le sens de la dizaine et je lui fais faire les tests de Piaget sur la conservation des quantités discontinues. Mets dans la boîte 23 perles ... comment ça s'écrit .. c'est quoi le 2, c'est quoi le 3 ... etc ... Après je fais faire de la manipulation, les outils sont facile à trouver mais mon préféré, ce sont les allumettes qu'on peut facilement regrouper par 10 ou 100 (j'exerce en campagne dans un milieu calme, je n'ai pas encore eu d'élève en ayant craqué une mais je joue peut-être avec le feu ...) Cordialement Paul |
|
- j'utilise également les "vieux " jeux, - je vérifie sa connaissance de la comptine numérique et je ne fais surtout pas répéter des suites fausses, - je vérifie que l'enfant sait se servir du nombre en lui demandant par exemple d'aller chercher au bout d'une salle, en un seul voyage, assez de carottes pour que chaque lapin en ait une et une seule. Je fais varier ensuite le nombre de lapins pour obliger l'enfant à compter mais je ne le lui demande jamais. - je travaille ensuite à partir de ses connaissances avec toutes la panoplie de jeux proposée par ERMEL chez Hatier ... et ça marche. Je n'ai essayé que le niveau C.P., mais les résultats sont encourageants, les instits et les enfants ravis de la rapidité des succès. Je n'ai qu'un problème, faire ensuite le lien avec les signes mathématiques utilisés en classe, dés qu'un signe + apparaît, on dirait que certains font une allergie, ils ne savent plus rien...heureusement, ce ne sont pas les plus nombreux. A + ! Nathalie |
|
Je me rappelle d'une enfant qui était absolument en dehors de toute "approche mathématique." Au CE1 elle était une très bonne lectrice. M. était responsable d'une agence bancaire dans laquelle travaillait aussi Mme comme comptable. Lorsque je rencontrais Mme avec sa fille (M. n'ayant pu se libérer -comme c'est banal-) , Mme fut très volubile pendant que sa fille ne disait pas un mot et semblait plongée dans la lecture d'un petit livre. Quand nous nous rencontrâmes pour notre première séance je lui demandais de me parler de ce livre. Il s'agissait des "Aventures d'Alice au pays des merveilles". Nous avons échangé sur ce livre et lui ai raconté l'histoire de son auteur. La séance suivante j'ai apporté les oeuvres de Carroll éditées dans la Pléïade et nous avons beaucoup "exploré" ces écrits et les "ponts de sens" entre Charles Dodgson (le prof de math ...) et Lewis Carroll. On s'est bien marré avec le Minet du Cheshire et puis avec Heumpty- Deumty (Cf p. 316, 317), surtout l'échange : .. - "Lorsque moi j'emploie un mot", répliqua Heumpty-Deumpty d'un ton de voix quelque peu dédaigneux, "il signifie exactement ce qu'il me plaît qu'il signifie... ni plus, ni moins. - La question, dit Alice, est de savoir si vous avez le pouvoir de faire que les mots signifient autre chose que ce qu'ils veulent dire. - La question, riposta Heumpty-Deumpty, est de savoir qui sera le maître... un point c'est tout." La rééducation, en accord avec la maîtresse, l'enfant et Mme, a été arrêtée deux séances après. L'objectif de celle-ci ayant été rejoint. A aucun moment nous n'avons "travaillé" sur la numération, les opérations, etc... ni écrit de chiffres et encore moins de nombre. Depuis, "Lorsqu'un élève est en difficulté en numération je ... pense à cette enfant dont le prénom est Carole (elle doit maintenant être adulte et peut-être mère de famille ?) et dont le patronyme résonnait bien aussi dans le cadre de "savoir qui est le maître" (de l'imaginaire au symbolique : quand le réel vient surprendre une autre mise en scène)" P.S. : Est-il nécessaire de comprendre "un p'tit d'un p'tit" pour que ça fonctionne ? S'y hasarder suppose d'y engager le doigt ! Pascal |
|
Quand un enfant a des difficultés en mathématiques, je: Bon, j'ai préparé
un petit topo, que j'ai mis en fichier joint. Je peux y adjoindre pour
les intéressés ou les curieux et comme exemple, les différents moments
clés d'une rééducation ayant utilisé, entre autres, les mathématiques
comme médiation. C'est un récit. Mes interventions n'apparaissent pas
toutes, les commentaires de l'enfant non plus, et rien n'a été analysé.
C'est juste un résumé succinct, pour se faire une idée. Sylvie.
|
|
1. EN GS j'utilise les fiches de "recherche mathématiques" pour répertorier
les acquisitions mathématiques ainsi que l'utilisation du langage mathématique
à partir de là Marie-Christine |