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Revenons aux questions qu'on peut se poser au sujet des inférences.
Que ce soit :
- MC Cazaly dans le projet axé sur la capacité des élèves de cycle 3
à inférer pour améliorer la compréhension des textes lus et qui demande
des références ou des ressources,
- JP Carrons dans l'incapacité des élèves en difficulté à inférer (surtout
au cycle 3),
- JP Duwat, dans l'incompréhension des inférences,
- T Berthou sur les implicites du message écrit, - F Mattei, précisant
les deux types d'inférences (pragmatique, logique).
La capacité à effectuer une inférence s'avère très complexe et mérite
certainement qu'on s'y penche de plus près pour l'intégrer dans un apprentissage
au service de la compréhension.
J'ai trouvé deux références qui traitent sommairement du sujet :
Chapitre III : lecture et maîtrise de la langue
Le lexique
La morphologie
La syntaxe
Les textes et les structures textuelles
Le traitement des inférences : inférences locales ; inférences globales
Le traitement de quelques marques linguistiques :
les marqueurs de relations anaphoriques(pronom, récit : identification
du héros, détermination du référent, anaphores) ; les connecteurs(connecteurs,marques
de ponctuation, segmentation et intégration, inférences) ;
des constats aux propositions(anaphores, marques de ponctuation, formes
verbales, inférences).
Réguler la lecture
Vers une conception intégratrice
La compréhension en lecture
- J. Giasson - De Boeck Université - 1996
Chapitre 12 : La place des questions dans l'enseignement de la compréhension
en lecture
Parmi les quatre catégories de questions, l'auteur cite l'inférence
et précise que la question requiert de l'élève qu'il utilise une synthèse
de sa compréhension littérale, des ses connaissances personnelles et
de son imagination afin de formuler une hypothèse. Dans son livre, elle
induit les enseignants à ce que l'élève change de comportement lorsque
celui-ci est confronté à une question. Exemple : A une question posée
apès lecture silencieuse de l'élève, l'apprenant doit être en mesure
de penser et d'affirmer si la réponse figure matériellement dans le
texte. Il localise ensuite les éléments de la chaîne écrite et les restitue
oralement ou par écrit(l'auteur nomme cette relation question/réponse
d'explicite et textuelle).
Dans le cas contraire, il doit être capable de préciser que la réponse
n'est pas dans le texte et deux possibilités sont envisagées :
1-J. Giasson
Ex : (texte) Dans la classe, nous avions deux poissons rouges,
Pollux et Castor.
Ce matin, il n'en reste plus qu'un.
Pollux est mort (question) Castor est-il vivant ou mort ? (réponse)
Castor est vivant.
La relation est implicite et textuelle. La question
et la réponse découlent toutes deux du texte, mais, il n'y a pas dans
le texte d'indice grammatical qui relie la question à la réponse.
Cette catégorie utilise au moins une inférence par le lecteur.
2- la réponse n'est pas écrite dans le texte, mais avec ce que je
sais (des informations contenues dans le texte ET mes
connaissances personnelles du monde et mes expériences) je peux formuler
une réponse d'abord dans ma tête, puis oralement ou par écrit.
La relation est implicite et fondée sur les schémas du lecteur,
si la question découle du texte. C'est à ce niveau que l'enseignant
va rencontrer des obstacles, car l'hétérogénéité des élèves et la
diversité de leurs connaissances (construites ou en construction)
sont extrêmement variables d'un individu à l'autre. Travailler dans
ce sens, n'est-ce pas commencer à développer des capacités à inférer
?
Dans certains cas, la réponse n'existe pas, car le texte ne le permet
pas. On ne peut que travailler sur des hypothèses(à discuter).
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