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Le mot situation-problème me semble avoir plusieurs significations. Il me semble qu'il a été utilisé à une certaine époque dans les instructions officielles avec, en gros, la signification suivante : situation vécue ou imaginée dans laquelle des questions sont posées ou qui peut amener à se poser des questions. En didactique des mathématiques, il me semble que ce mot a la signification précise suivante : situation fabriquée dans le but de faire acquérir une nouvelle connaissance précise aux élèves. Le problème posé doit avoir du sens pour l'élève et celui-ci doit pouvoir envisager ce qu'est une réponse possible. La situation doit permettre aux élèves de décider eux-mêmes si une solution trouvée est convenable ou pas. Mais leurs connaissances doivent s'avérer insuffisantes pour résoudre immédiatement le problème posé. L'élève est ainsi confronté à un obstacle ; il ne peut répondre au problème en se préoccupant uniquement de ce que le maître attend de lui, par simple analogie avec des situations déjà rencontrées. L'élève va ainsi être amené à choisir une stratégie, à la modifier en cas d'échecs et en définitive à faire évoluer ses connaissances et à en construire de nouvelles (remarque : la situation doit être choisie de façon à ce que les connaissances qui sont l'objet de l'apprentissage fournissent les outils les mieux adaptés pour obtenir la solution...). Exemples : demander aux élèves de trouver la carte qui manque dans un jeu de 7 familles auquel on a enlevé une carte et ceci dans le but d'introduire le tableau à double entrée ; demander aux élèves de fabriquer 12F avec des pièces de 1F, de 2F et de 5F alors qu'ils n'ont pas encore vu ce qu'est une addition et ceci dans le but d'introduire la notion d'addition ; demander aux élèves combien de boîtes de douze oeufs on peut fabriquer avec 135 oeufs alors qu'ils n'ont pas encore vu ce qu'est une division et ceci dans le but d'introduire la notion de division. Remarque : Se demander s'il est possible et souhaitable d'introduire toutes les nouvelles notions de cette manière (il est clair que l'introduction de notions nouvelles par situations-problèmes se réfère à une conception constructiviste des apprentissages qui semble avoir le vent en poupe à l'heure actuelle ...) est un débat qui me semble important. Pour ma part, il me semble souhaitable d'essayer d'introduire les notions nouvelles importantes de cette manière mais ça ne me semble pas toujours possible. Par ailleurs, il me semble qu'il faut aussi tenir compte du fait que tout le monde n'apprend pas toujours de la même manière au même moment. Dominique PERNOUX |
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La compréhension d'un texte : une résolution de problème ? Une approche nous paraît intéressante : il s'agit de l'assimilation de la compréhension d'un texte à une résolution de problème. En effet, on devrait pouvoir appréhender un récit comme on appréhende un problème. Le lecteur se place du point de vue de celui qui essaye de résoudre un problème, qui essaye de comprendre. Il se pose certaines questions :
La compréhension d'un récit est une finalité globale et complexe. Afin que les élèves puissent y parvenir, il semblerait bienvenu d'installer les élèves dans une attente de signification face à l'écrit. [...]Cette attente de signification face à l'écrit sera suscitée à différents moments : - avant la lecture - pendant la lecture - après la lecture Avant la lecture Il faudra veiller à :
Pendant la lecture
Après la lecture
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Bonjour, Je pense que la situation problème ne doit pas être réservée qu'au maths où on l'utilise de manière réductive. Dans ma pratique de maître E, je l'utilise pour la lecture en résolvant des énigmes écrites (du type les dossiers de LAFOUINE) afin d'aider le développement des inférences (qui participent directement à la compréhension en lecture). La situation problème est le support royal pour le développement de l'intelligence en situation de groupe de pairs interactif car il mobilise le langage pour expliciter les différentes stratégies. Même les enfants qui ont l'air de ne pas participer s'améliorent grandement avec cette pratique. Le tranfert est léger mais il existe . En ce moment, avec le rased nous travaillons sur l'utilisation de
la situation problème pour : Marie-Christine CAZALY |
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Quelques liens :
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