Le feedback

Michel Malgorn
Enseignant spécialisé en C.L.I.S 

Le feedback est un moyen d'en apprendre plus sur nous mêmes et sur l'effet que notre comportement peut avoir sur notre entourage.
C'est parler de nous, de nos actions, de nos perceptions de nous-mêmes, des autres, de l'entourage, la famille, la classe, en parler librement mais pas n'importe comment.
Le feedback constructif augmente la conscience de soi, offre des options et encourage le développement, il est donc important de le donner et de le recevoir.
 

Le feedback devient destructif signifie simplement qu'il est administré sans réfléchir, qu'il laisse le récipiendaire avec un sentiment négatif de lui-même, avec  la clé, rien sur lequel il/elle puisse construire pour l'avenir, aucune option dans le but d'utiliser ses connaissances.

Donner un feedback

1. Commencer par le positif.

La plupart des gens ont besoin d'encouragement, qu'on leur dise que ce qu'ils font est bien. Lorsque l'on offre un feedback, cela peut aider le receveur d'entendre en premier lieu les aspects positifs que l'on a trouvé dans le travail, l'activité.

ex: " J'ai bien aimé ta façon d'écouter Sarah, tout a l'heure. Et pourtant,  a cette occasion j'ai trouvé que tu affirmais des choses sans les avoir sérieusement vérifiées."

Nous avons souvent tendance à mettre l'accent sur les aspects négatifs, sur les faiblesses plutôt que sur les points forts. C'est un trait marquant de l'enseignement, mais aussi de notre système d'éducation en général.
C'est la caricature de "fais pas ci, fais pas ça..."
Pressés de critiquer, nous passons facilement sur les aspects que nous avons appréciés. Si l'on mentionne le positif en premier lieu, le négatif a plus de chance d'être écouté, et digéré puis transformé.

2. Etre spécifique

Essayer d'asséner les commentaires d'ordre général qui n'ont pas d'importance lorsqu'il s'agit de développer des compétences précises.
Des généralités du genre " tu as été brillant !" ou " c'était mauvais! " peuvent être agréables ou terribles à entendre, mais ne donnent aucune information utile sur le savoir et son apprentissage. Les mêmes termes peuvent être utilisés à meilleur escient s'ils sont accompagnés des raisons pour lesquels on les a utilisés.

ex: " J'ai trouvé que ton explication était claire, concise, et j'ai trouvé que tu parlais avec enthousiasme. A ce moment-la,  on peut dire que tu imposais ton point de vue, et tu était bon!"

Le feedback spécifique donne plus de chances au récipiendaire de l'utiliser pour apprendre plus et mieux.  

3. Ne se référer qu'au comportement qui est susceptible d'être modifié.

Il y a peu de chances que l'on réussisse à aider quelqu'un en donnant à cette personne un feedback sur quelque chose qu'il/elle ne peut changer, sur une chose qui ne dépend pas d'un choix personnel.
Par exemple, dire " je n'aime pas votre visage/votre taille/votre voix ...etc", n'offre aucune information qui puisse permettre a l'interlocuteur de se modifier!
D'un autre côté, "je serais ravi si tu souriais un peu plus ou au moins que tu me regardes quand je te parle" est une chose modifiable par l'interlocuteur, une chose qu'il/elle peut changer si il/elle en fait le choix.

4. Autres alternatives.

Si on décide d'offrir un feedback négatif, alors ne pas se contenter pas de critiquer, mais plutôt suggérer que l'autre personne aurait pu agir de manière différente.
Autrement dit, transformer la critique en suggestion positive.
Toujours laisser une porte de sortie, ne pas acculer l'élève et le laisser seul devant une "faute". C'est à mon sens, ce qui est arrivé à beaucoup d'enfants de clis avant leur arrivée en clis.
 
ex: "Tu n'as rien fait. C'est mal." peut être transformé en   " Tu n'as rien fait. C'est dommage, je suis sûr que tu connais des choses à ce sujet  et que tu pourrais les mettre à plat sur ta feuille, on verrait après pour faire le tri de tes connaissances."

5. Etre descriptif plutôt qu'évaluatif.

Apprendre a dire aux autres ce que vous avez vu ou entendu et l'effet que cela a eu sur nous, plutôt que "c'était bien, c'était génial, c'était nul...etc."

ex: "Le ton de ta voix quand tu as dit cela m'a fait sentir que tu étais très concerné par ce projet." sera sans doute plus utile que  "C'était bien."
 

6. Identifier le feedback, le revendiquer.

Il est très facile de dire à un interlocuteur "Tu es ceci, ou tu es cela",  suggérant ainsi que vous délivrez une opinion universellement partagée sur cette personne. En fait, tout ce que nous avons le droit de produire s'arrête a l'expérience que nous avons eue de cette personne a un moment particulier, pendant une expérience, un laps de temps donnés.
Il est important de prendre sa propre responsabilité dans le feedback que l'on peut offrir. Commencer donc son feedback par "Je" ou "Je pense que..." est un moyen d'éviter que l'interlocuteur ait l'impression que jugement général de dimension cosmique, fataliste lui tombe dessus.

7. Laisser le récipiendaire devant un choix.

Le feedback qui exige une transformation obligatoire, ou qui impose une transformation de l'individu ou de son comportement de façon coercitive invite l'interlocuteur a la résistance. Il impose moralement, donc réduit l'impression de libre arbitre. Le feedback habile offre aux gens une information sur eux-mêmes d'une manière qui les laisse avec un choix, des options qu'ils mettront en oeuvre, ou pas.
Il est important examiner les conséquences qu'apportent telle ou telle décision à prendre, tel ou tel changement d'attitude ou de manoeuvre, mais en aucun cas le changement ne doit être une prescription.

Pour l'instituteur/trice,

8. Quelle information le feedback convoie-t-il sur nous-même?

Le feedback en dit aussi sur nous-même qu'il en dit sur le récipiendaire. Il en dit long sur notre système de valeurs et sur ce que l'on attend des autres.
Ainsi, nous pouvons en apprendre beaucoup sur nous-mêmes en écoutant les feedbacks que nous offrons aux autres.

Recevoir un feedback

Si nous nous trouvons cette fois du côté récipiendaire du feedback.

L'écouter patiemment plutôt que le rejeter d'emblée, ou commencer immédiatement à le discuter.
Ne pas être sur la défensive.
Le feedback peut être une chose désagréable a entendre, mais sans lui nous pouvons rester dans l'état, nous appauvrir. Apprendre aux élèves à accepter le regard des autres via l'humour, la remontrance, et ne pas se crisper.

Pour bien connaître nos élèves....

5. Décider de ce que l'on fera de ce feedback.

" Ca prend deux personnes pour en connaître vraiment une." disent nos amis d'Outre-Manche. Ne pas donc gaspiller les diverses opinions qui peuvent nous venir du psy scolaire, des parents ou des autres élèves.    

Grandes lignes d'un feedback vraiment constructif      

1. Commencer par ce qui est positif, garder le négatif pour la démonstration, et terminer par du positif. Toujours donc encadrer le négatif par du positif.

2. Etre descriptif, pas évaluatif. C'est au récipiendaire du feedback de faire cette évaluation.

3. Parler de comportements précis et si possibles, les illustrer par des exemples.

4. Utiliser le pronom personnel "Je", parler en son nom propre et non faire tomber sur le récipiendaire un jugement universel.

5. Lorsque le feedback est négatif, proposer une issue, une alternative positive a la situation négative si c'est possible.  

6. Il n'est normalement nécessaire de donner un feedback que sur des choses ou situations qui sont en mesure d'être modifiées.    

Respecter
Appréhender ( dans le sens: comprendre le monde de l'autre, l'empathie)
Etre soi-même, authenticité des rapports  

Vers des relations humaines efficaces....

La recherche a montré qu'il y a trois qualités fondamentales qui font qu'une relation peut être efficace.
Respect, Empathie, Authenticité.
De bonnes relations rendent enseignement et apprentissage plus efficaces, contribuent a un travail en équipe plus rentable, plus harmonieux, favorisent l'équilibre mental et l'établissement d'une éthique de groupe.

Respect:
C'est le comportement qui fait sentir aux autres qu'ils ont une valeur intrinsèque, qui qu'ils soient, une unité (cf. I.O. sur la CLIS)
On aide l'autre a sentir qu'il/elle est important(e) pour nous, autant que qui que ce soit d'autre dans le groupe.
Il est important de prouver aux élèves qu'on les respecte.
Les moyens de montrer qu'on respecte un élève:

- Ecouter avec attention.
- Ecouter de façon "active".
- Donner de son temps.
- Se rappeler des nom et prénom de l'enfant.
- Se présenter.
- Appliquer les règles de politesse de base.
- Poser des questions.
- Vérifier directement auprès de la personne si les assomptions que l'on  faisait sur elle, les préjugés, sont fondés ou non.
- Ne pas interrompre, ne pas parler "sur" l'autre.

Empathie, on a déja abordé le sujet plus haut.  

Authenticité:

  C'est une attitude tendant à montrer qu'on est soi-même, qu'on peut avoir confiance, qu'on ne se cache pas derrière un rôle, une façade.
Etre ouvert, mais de façon judicieuse, appropriée aux situations.

L'authenticité se manifeste quand

- en parlant de façon appropriée de soi-même.
- en partageant des sentiments au moment opportun.
- le discours est en phase avec l'attitude générale.
- on n'est pas sur la défensive.
- on ne prétend pas être ce que l'on n'est pas.  

Ces préceptes vécus dans la classe:

1. Respect
- donner aux élèves le temps de parole nécessaire a leur expression.
  donner a ce moment d'expression son attention pleine et entière. Les conseils de clis sont la pour ça, mais aussi tout moment de communication durant la journée, lors d'ateliers, de moments de bricolage, de questions posées par un élève un peu perdu.
- répondre, réagir à ce qui a été énoncé par l'élève, ne pas ignorer.
- établir des codes de conduite sur les activités, actions, en stipulant le pourquoi et le comment.
- partager la châleur humaine, la politesse, l'humour.
- être prêt à s'excuser.
- reconnaître les efforts des élèves.
- savoir afficher, valoriser le travail d'un élève s'il est effectif et valorisable.
- améliorer l'environnement physique, le lieu-classe.
- choisir des méthodes de travail qui sont a la portée des élèves, et qui si possible, suscitent intérêt et enthousiasme.
- favoriser l'autonomie.
- éviter brimades et sarcasmes.
- éviter les injustices.
- faire attention aux préjugés et autres stéréotypes.
- observer scrupuleusement et sans déroger les règles de base de la vie en communauté. Si dérogation, c'est la choix du groupe tout entier, pas celui de l'instituteur/trice.
- ne pas trahir la confiance des enfants.
- négocier l'apprentissage par contrats successifs, c'est le projet individuel.
- partager le pouvoir au sein du groupe.
- prendre au sérieux les opinions des enfants.

2. Empathie

- montrer qu'on est capable de voir les choses depuis le point de vue de  l'élève.
- préparer le travail, le présenter en début de journée, et s'exprimer, de manière à montrer aux enfants qu'on est capable de percevoir leur situation intellectuelle, leurs émotions...etc. C'est les lectures individualisées pour Florent et Florian, c'est le roman qu'on va écrire mettant en scène les enfants de la clis.
- envisager chacun comme potentiellement capable de contribuer,    d'apprendre quelque chose aux autres.
- utiliser le langage des gestes, des mimiques, le non-verbal.
- paraphraser pour montrer et vérifier qu'on a compris exactement comme il le fallait.

Authenticité:

- être "consistant", ne pas "dire" dans un sens et agir dans l'autre sens.
- être soi-même, sans fard.
- être clair sur les limites, les règles, le pouvoir.
- ne pas laisser entendre que tout peut être négociable ou laisser croire  qu'il peut exister certaines libertés la où il n'y en aura jamais....
- s'ouvrir de façon personnelle a bon escient. (l(authenticité n'est pas raconter sa vie)
- savoir prendre des risques, surtout si on demande aux élèves d'en prendre eux-mêmes.
- être prêt a admettre ses propres erreurs,limites, incapacités, ou même  totale ignorance sur un sujet donné.
- actualiser ses promesses, ne pas les laisser lettre morte, les reporter  aux calendres grecques, ne pas trahir la confiance.
 

-IX-
De l'auto-discours, la " voix intérieure "...    

 La manière que l'on a de penser a de fortes chances d'influer grandement sur nos sentiments et nos actions.
  La façon dont est perçue une situation donnée, ce que l'on s'en dit a soi-même intérieurement, aura un effet décisif sur l'impression que l'on aura de la situation et sur nos actions ultérieures.

Un ordre probable des choses:

1 événement déclencheur.
2 pensée (discours intérieur)
3 conséquences: impressions, sentiments, suite des événements. (action)

exemple du schéma:

1 événement déclencheur:
" Tony a flanché dans son contrôle d'opérations "

2 pensées

je suis nul en calcul   ça peut arriver à tout le monde,
     de toutes manières, le jour du contrôle
     je n'étais pas en forme et puis sans doute
     je n'avais pas bien appris ma leçon.

3 actions  

ça ne sert à rien de travailler  je continue à travailler comme je suis trop nul, basta!   avant, mais la prochaine fois,je me coucherai plus tôt la veille et je demanderai un coup de main  à mon instit et à mes copains.

Il est donc important de sentir et de faire sentir que:

Ce que l'on pense peut influer sur nos sentiments et en conséquence sur nos actions ultérieures.
D'où, le contrôle sur nos pensées peut signifier une gestion des sentiments et une  influence efficace sur nos actions.

En appliquant ce schéma, on peut se prendre plus en main et mieux gérer les situations rencontrées.
Une bonne gestion de l'auto-discours est un moyen d'éviter l'auto-victimisation (je suis nul(le)...) paralysante.
Essayer d'aider les élèves à éliminer les "de toutes façons, je ne saurai pas faire...!"
Mais comment mettre ceci en oeuvre sans faire intrusion dans la personnalité des enfants ?
Peut-être tenter par la discussion répétée, par des petites histoires, saynètes, de battre en brêche les croyances auto-défaitistes créées par soi-même ou traînant dans le milieu familial "chez nous, on est tous nuls en maths, ça vient de mon père"

Ce que l'on pense agit sur ce que l'on sent et ainsi par ricochet sur nos actions.
Si nous contrôlons ce que nous pensons, nous avons ainsi plus de contrôle sur ce que nous sentons et notre comportement s'en ressent en efficacité.
Il s'agit donc, non pas de bidouille psycho-machin-chose, mais de prise en charge de soi-même. De montrer a chaque "victoire" de chaque enfant que la fatalité est vaincue, et que cette victoire n'est qu'une étape, qu'il reste encore tout plein de victoires devant nous.

Eviter l'auto-défaitisme:  

Un pré-requis est déja de contrer cette idée tenace chez certains enfants que les autres sont une nuisance, ne sont sur Terre que pour nous embêter, nous menacer.  Ces enfants se rendent alors malheureux d'eux-mêmes. C'est apparemment souvent le cas des Clis qui se méfient des autres classes, craignent le monde "extérieur" comme une entité menaçante. C'est du moins ainsi que je les perçois, méfiants et inquiets des autres.
L'auto-discours est donc ainsi un discours de méfiance et d'auto-dénigrement. "les autres sont méchants et je suis inadapté".
Ces pensées négatives et non-fondées d'une auto-mésestime supposent les postulats suivants:

Petit catalogue de préjugés négatifs:

1.  quelqu'un devrait m'aimer ou au moins m'apprécier.
2.  je devrais être bon en tout comme tous les gens normaux.
3.  il est impossible d'avoir beaucoup de contrôle sur     l'environnement.
4.  il est plus facile d'éviter les difficultés que de leur faire face et de   les résoudre...... etc.

Toutes ces croyances dogmatiques ne peuvent qu'engendrer angoisse, colère, peur, jalousie, dépression et culpabilité.
De penser en terme de "Les choses devraient être...", "Les gens devraient..." ou pour les grands "La société devrait...." ne peuvent mener qu'à la colère ou à la désillusion puis la dépression.
Si on peut aider les enfants à accepter qu'il n'y a pas de "devrait:devraient", et les faire s'exprimer en termes de "ce serait préférable si..." ou "je devrais peut-être....", alors peut-être pourrons nous les aider a quitter cet esprit auto-dévaluateur.
Il y a là un long et persévérant travail de reprise de tics de langage journaliers.
Reprendre systématiquement les élèves lorsque leurs mots soutendent une auto-dévalorisation rampante.

En fait,

1 éviter de se dévaluer face aux difficultés.
2 essayer d'avoir une approche rationnelle face aux difficultés.
3 parler en termes positifs plutôt que négatifs.  

Déceler des marqueurs chez les enfants peut aider à les faire se rendre compte de leur négativité.

* discuter avec eux lorsqu'ils parlent trop au négatif d'eux mêmes et de leur scolarité, de leurs relations. on peut s'muser à prendre le contrepied de ce qu'ils disent et discuter plus en profondeur avec eux.
ex: moi je ne sais jamais faire un problème
     je suis sûr que je n'arriverai à rien...
ce type de discours engendre du défaitisme et peut être contré.

ex:"- Si! moi, je suis sûr qu'un jour tu sauras en faire. Tiens! on essaie ensemble tout de suite de faire un petit problème, o-kay?
ou
il y a sûrement quelque chose un jour tu as réussi à faire...
Ainsi, on commence a retourner le gant dans le bon sens.
Avec le temps et la persévérance, ne peut-on espérer que l'enfant puisse ainsi reprendre un peu confiance en lui.

"moi, je suis sûr que tu peux y arriver" est la meilleure des choses qu'on puisse dire a un enfant en difficulté. L'important est de le lui dire très souvent sans pour autant le valoriser dans ses échecs.. bien entendu!

* Dans notre société, s'imposer comme personnalité est souvent "mal vu" chez les femmes et les enfants. éviter de considérer donc un enfant qui pense par lui-même et s'exprime de façon péremptoire ou simplement assurée, de lui coller le label "dur", "impoli", "insolent"....etc alors qu'il ne fait qu'essayer, peut-être maladroitement d'affirmer sa personnalité. Là, c'est à nous enseignants de faire valoir notre attitude de tolérance et de non-jugement pour aller au-delà de nos propres stéréotypes.
ex: Tony, en début d'année, dès qu'il avait un travail qui le désarçonnait lançait des : " Merde! Merde..." à répétition. Contrer ce phénomène de " grossièreté " sans tenter d'en savoir plus n'aurait rien fait d'autre que d'apporter une fausse paix dans la classe et masqué son profond désarroi, privé qu'il aurait été de ses kyrielles libératoires.

* contrer les expressions a répétition du style " je suis toujours...", " Je ne sais jamais....", " D'abord, on est nuls.....", etc.

* S'il y a angoisse, écrire son rêve dans un texte, ou le dessiner avec à la clé les se représenter avec les solutions éventuelles pour se sortir du mauvais pas tant redouté. En fait, jouer l'antidote, le vaccin mental préventif.
Et en faire une expression écrite.

   

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