Difficulté, difficultés
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" Dans les observations dont nous venons de rendre compte nous avons - comme la plupart des chercheurs qui nous avaient précédés - mis d'abord au premier plan le profil de l'élève et les facteurs personnels provoquant l'échec, ou liés à ses effets, cet échec étant presque toujours considéré comme un phénomène pathologique lié à l'élève. Cette conception correspond bien à la plus forte des trois modalités de réponses à l'échec :
Guy Brousseau. Virginia Warfield "Le cas de Gaël" |
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" Sans réduire totalement les difficultés
scolaires à des différences de rythme d'apprentissage,
il nous semble important de redire à quel point la conquête
de l'écrit entre 5 et 8 ans requiert une vigilance extrème
aux différences interindividuelles. Nul ne peut se résigner
à ce que l'école continue à transformer, aussi
massivement qu'elle le fait aujourd'hui, de simples décalages
temporels en difficultés scolaires précoces et cumulatives
(Seibel, 1984) Roland Goigoux
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" La difficulté scolaire n'est donc pas une information sur l'état d'un sujet. Elle est produite, "enchâssée" dans un contexte spécifique sur lequel il s'agit de s'appuyer lorsqu'on se place dans une perspective non informationnelle de la cognition. La difficulté scolaire est un processus, non un état. " Eliane Rothier-Bautzer |
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" Savoir déceler le moment précis où l'élève est en difficulté et lui appliquer la pédagogie qui lui convient le mieux. Il est, en effet, très clairement apparu, et statistiquement vérifié, que les difficultés légères perçues et saisies à temps, avant que l'élève ne soit "enfoncé", sont relativement faciles à pallier. Apprendre à l'enseignant à observer l'élève et à saisir le moment où il "bascule" semblerait devoir être un objectif primordial d'une politique de formation des maîtres au soutien, et de réussite scolaire par voie de conséquence." Tamara Revenko |
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" La meilleure façon de convaincre quelqu'un qu'il peut réussir, c'est de le lui prouver; il faut donc organiser l'enseignement pour que chaque élève puisse réussir quelque chose. Ce qu'il réussit est moins important que de réussir afin de vivre l'expérience de la satisfaction liée au résultat de l'activité ou à l'activité elle-même. C'est la motivation intrinsèque. Certains élèves ne l'ont jamais éprouvée à l'école. Cette rélexion est tout un programme à elle seule : changer cette vision qu'ont les enfants de la vie ou du travail scolaire est un travail de longue haleine. Les persuader, de façon durable, que la réussite est en eux, qu'il faut la faire émerger par des actes, par des essais... Par la réussite renaît la possibilité de se mettre en projet" Britt Mari Barth |
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" Le souci de prendre en compte les élèves en difficulté se heurte encore à bien des obstacles. Les maîtres du premier degré identifient la difficulté scolaire plus qu'ils ne la traitent : " Tout se passe, écrivent les évaluateurs de l'académie de Nantes, comme s'ils ne se sentaient pas capables de conduire eux-mêmes, dans la classe, des actions diversifiées et adaptées aux besoins des élèves."Souvent les enseignants ont beaucoup de mal à gérer, surout au collège, l'hétérogénéité des élèves. La réflexion n'est pas véritablement engagée sur le niveau d'exigence à l'égard des élèves comme sur les critères et les modalités de leur évaluation. L'acte pédagogique est alors insuffisamment adapté aux besoins des élèves, en particulier à leur diversité. Rapport annuel
des inspections générales |