Evaluation
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R Bobichon, G
Gauzente, J.P Rocquet |
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" Evaluer signifie
Jean-Marie De Ketele |
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" Evaluer, c'est aussi reconnaître la valeur
de la personne dans le métier. Le savoir-faire, le tour de main,
est également une affaire particulière. A la croisée
de l'artisan et de l'artiste, l'enseignant est un professionnel qui attend
qu'on lui dise que sa pratique est conforme à celle des autres,
mais encore plus certainement qu'elle est interprétée en
propre, et que cette interprétation est la marque personnelle de
son identité enseignante. Rien n'apparaît
aujourd'hui plus injuste et plus dévalorisant que de signifier
à un enseignant qu'il est un agent comme un autre, interchangeable
et également valable." Jean-Pol Rocquet |
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" Dans un contexte de globalisation, on ne réussit
qu'à mobiliser les enseignants contre des indicateurs et des procédures
sommaires. Ils ne peuvent que combattre une obligation de résultats
qui privilégie l'instruction et les apprentissages les plus facilement
mesurables...Alors que le monde de l'éducation s'habituait lentement
mais sûrement à l'idée de rendre compte, les formes
les plus brutales et les plus simplistes de la culture de l'évaluation
sont en train de geler cette évolution, voire de nourrir un retour
vers l'idéologie du refus de tout contrôle." Philippe Perrenoud |
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" L'usage de la moyenne construit immanquablement l'échec d'un grand nombre d'élèves sans leur donner des indications sur des lieux de progrès possibles pour chacun d'eux. L'évaluation sommative envahissante enlève toutes leurs chances à des possibilités d'évaluation formative. " André de
Peretti |
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" Car une " pédagogie du succès " ne prend sens que si le plus grand nombre atteint le niveau visé : il ne peut s'agir " d'uniformiser le traitement assuré aux enfants " mais, bien au contraire, de rechercher " l'égalité des résultats d'apprentissage " en fournissant " l'aide et l'encouragement dont chacun a besoin et quand il lui faut ". Si l'évaluation rendait compte d'une telle situation, le modèle gaussien devrait être abandonné au profit d'une courbe en J , significative du succès pour le plus grand nombre, de l'échec pour l'infirme minorité. Il est clair que le passage d'un système d'évaluation normative basé sur le modèle gaussien à un système critérié privilégiant l'hypothèse du succès correspond à une transformation profonde des objectifs visés ; la situation "normale" attendue, ce serait la réussite. " G. Langouet |
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" A la vérification " mécaniste " des préacquis par rapport aux prérequis s'oppose une évaluation réellement diagnostique : " l'émergence des repérsentations spontanées " conduisant alors, non pas à reprendre telle quelle la phase précedente d'apprentissage restée inachevée, mais à organiser autrement la progression en s'appuyant sur les acquisitions antérieures des élèves et sur les stratégies qui leur sont familières afin de les enrichir. " Bernard Maccario |
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"Le système français fait " fonctionner
l'échec comme instrument de mesure", le taux d'échecs
rassurant sur la qualité et le niveau de ce qui est enseigné,
mais, en même temps, désavouant toute pratique pédagogique.
Cercle vicieux à la française. André de
Peretti |
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" Mais toute prise de conscience du réel,
aussi complète et impartiale soit-elle, modifie le cours des
choses, dans la mesure ou l'action des acteurs sociaux est fonction
de leur propre représentation de la réalité. Même
lorsqu'elles ne font l'objet d'aucune représentation explicite,
les inégalités ont certaines conséquences. Mais
elles en ont d'autres dès qu'elles donnent lieu à des
classements informels, a fortiori à des hiérarchies formelles.
Le fait de situer explicitement un individu dans une hiérarchie
d'excellence modifie à la fois son image de soi et la valeur
sociale qu'on lui reconnaît, donc ses chances, ses possibilités
d'action, son avenir. Philippe Perrenoud
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" C'est parce que l'évaluation permet de prendre conscience de la valeur de l'action qu'elle contribue à faire évoluer la représentation qui est à l'origine de l'action. " Jean Berbaum |
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" Evaluer, c'est prélever une information qui permet de juger de la valeur d'un acte, d'un comportement, d'une production, en fonction d'une compétence, d'un objectif recherché. Il s'agit de donner des informations sur le rapport entre l'apprenant et l'objet de l'apprendre (fonction intégrative) ou de valider un apprentissage (fonction institutionnelle). Le processus d'information est à la fois inscrit dans la connaissance de la tâche évaluée et dans les actes d'apprendre. Pour De Ketele, évaluer, c'est "confronter des informations recueillies à des critères en vue de prendre des décisions" . L'évaluation est une décision, de l'ordre de la remédiation, de la régulation du travail en cours, de l'organisation d'une séquence nouvelle correspondant à l'effet précédent, obtenu ou non obtenu; cela peut être de l'ordre de l'orientation, d'une certification lors d'un examen. Entre les productions des élèves et leur signification l'évaluation est une connaissance pratique, une herméneutique et une pratique connaissante, forme d'expertise instrumentée par les outils et éléments de références des savoirs." Franc Morandi |
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" L'évaluation de l'enseignement correspond aux différents jugements que l'enseignant porte sur son travail avec les élèves. Il s'agit de ce que Schön appelle la "réflexion sur l'action. " Cette réflexion sur l'action vise essentiellement à apporter des ajustements mineurs à la planification afin de l'adapter et, au besoin, de la transformer..." Maurice Tardif et Claude Lessard |
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" Il est frappant de constater, d'abord, que de nombreux rapports soulignent l'insuffisante sensibilisation aux évaluations et à laur exploitation, ainsi que la faible propension à asseoir l'action sur les constats. Ils relèvent en particulier le caractère lacunaire des analyses portant sur le fonctionnement des classes ou sur le bilan, par exemple, des méthodes d'acquisition de la lecture et du temps que chaque élève y consacre de manière active. " Rapport annuel
des inspections générales |