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Il apparaît que certains élèves sévèrement
handicapés ont besoin pour poursuivre leur parcours scolaire
d'être accompagnés individuellement pour réaliser
certains gestes, certaines tâches de la vie quotidienne à
l'école, au collège ou au lycée.
Dans les structures d'intégration collective (CLIS ou UPI),
l'hétérogénéité des groupes et la
complexité des actions éducatives et pédagogiques
nécessaires à la réussite des projets d'intégration
rendent souhaitable auprès des enseignants la présence
d'un autre adulte susceptible de leur apporter une aide.
Ce sont deux fonctions des auxiliaires d'intégration scolaire.
Depuis l'adoption de la loi du 17 octobre 1997 pour la création
de nouvelles activités pour l'emploi des jeunes (le plan «
Emploi-jeunes »), c'est le plus souvent des jeunes femmes et des
jeunes hommes qui, dans leur parcours d'insertion professionnelle souvent
orienté vers un métier éducatif ou social accèdent
à ces emplois dont le financement principal est assuré
par l'État.
Dans le premier cas (accompagnement personnel d'un élève)
c'est assez fréquemment des auxiliaires qui ont été
recrutés par des associations ou des collectivités (communes,
départements ou régions) qui les mettent à la disposition
des établissements scolaires pour ce travail auprès d'un
élève handicapé.
Dans le second cas (aide à l'intégration collective)
il s'agit toujours d'aides-éducateurs, c'est-à-dire d'emplois
jeunes recrutés directement par l'éducation nationale
et dont l'action s'inscrit dans le projet d'école ou d'établissement.
Leur action, très bénéfique, s'inscrit dans le
cadre des projets d'intégration qui précisent les tâches
qui leur sont confiées et leur mode de collaboration avec les
enseignants et les autres personnels spécialisés.
Lorsqu'il s'agit d'une situation d'intégration individuelle,
il est souhaitable que ce soit la commission d'éducation spéciale
qui définit le projet d'intégration qui évalue
les besoins d'accompagnement de l'élève et qui préconise
l'intervention de l'auxiliaire.
Progressivement, les expériences déjà réalisées
dans plusieurs départements vont être étendues et
les services d'auxiliaires d'intégration trouveront place dans
les dispositifs départementaux pour la scolarisation des enfants
handicapés que doivent mettre en place, au fur et à mesure
de leur création, les groupes de coordination HANDISCOL'.
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" Les élèves handicapés ayant
besoin d'une assistance pour se déplacer, s'alimenter ou pour
des soins courants, doivent dans toute la mesure du possible trouver
au sein de l'école des personnels (...) susceptibles d'apporter
cette aide.
(...) Dans certains cas, lorsque l'établissement scolaire ou
la collectivité locale ne sont pas en mesure d'apporter cette
assistance particulière, les membres de l'entourage de l'élève
handicapé peuvent apporter cette aide en accord avec le directeur
ou le chef d'établissement."
Circulaire du 29 janvier 1983.
" Pour les élèves profondément
handicapés, ( notamment handicapés moteurs lourdement
atteints ), une aide à la vie quotidienne par une tierce personne
pourra être requise. "
Circulaire du 17 mai 1995.
Voir :
A
quoi servent les réunions de l'équipe éducative
?
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