INTEGRATION SCOLAIRE OU EDUCATION SPECIALE

La loi reconnaît à tous les enfants handicapés le droit à une éducation scolaire, quelles que soient la nature ou la gravité de leur handicap.

L’intégration individuelle dans une classe ordinaire doit être recherchée prioritairement. Qu'elle soit réalisée à temps plein ou à temps partiel, elle passe par une adaptation des conditions d'accueil dans le cadre d'un projet individualisé permettant de prendre en compte les besoins éducatifs particuliers à chaque élève handicapé. En complément de la scolarité, l'intervention d'une équipe spécialisée d'un service d'éducation spéciale et de soins à domicile (SESSAD) est souvent souhaitable.

Mais, lorsque les exigences d'une telle intégration individuelle sont trop contraignantes pour l'enfant ou quand l'établissement scolaire se trouve dans l'incapacité avérée de mettre en place ce projet indi-viduel, l'élève peut être admis dans une classe d'intégration scolaire (CLIS) à l'école primaire, ou dans une unité pédagogique d'intégration (UPI) qui accueille en collège de petits groupes d'adolescents handicapés mentaux.

Dans tous les cas où la situation de l'enfant ou de l'adolescent exige des soins importants, c'est l'orienta-tion vers un établissement médico-social qui permet de lui offrir une prise en charge scolaire, éducative et thérapeutique équilibrée. Une telle décision ne peut être prise que par la commission départementale de l'éducation spéciale (CDES) à partir d'une évaluation très précise de ces besoins.

On s'efforce, chaque fois que c'est possible, de trouver des formules souples, mixtes et évolutives qui permettent de concilier au mieux la scolarité et les soins. Dans tous les cas, l'objectif est de favoriser l'autonomie de l'enfant handicapé et de préparer son insertion dans la société.

" Toute personne a droit à l'éducation (...)
L'éducation doit viser au plein épanouissement de la personnalité humaine et au renforcement des droits de l'homme et des libertés fondamentales (...)
Les parents ont, en priorité, le droit de choisir le genre d'éducation à donner à leurs enfants. "
Déclaration Universelle des Droits de l'Homme du 10 décembre 1948.

" Les enfants et adolescents handicapés sont soumis à l'obligation éducative. Ils satisfont à cette obligation en recevant soit une éducation ordinaire, soit, à défaut, une éducation spéciale, déterminée en fonction des besoins de chacun d'eux..."
Loi d'orientation du 30 juin 1975.

Voir :
Qu'est-ce qu'une CLIS ?
Qu'est-ce qu'une UPI ?
Qu'appelle-t-on un SESSAD ?
A quoi servent les commissions de l'éducation spéciale ?

 

 


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