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Les unités pédagogiques d'intégration (UPI) constituent
des dispositifs permettant des regroupements pédagogiques d'adolescents
présentant un handicap mental au sein d'un collège. Elles
se développent progressivement depuis 1995.
Les élèves d'une UPI sont âgés de 11 à
16 ans. Ils présentent des difficultés qui rendent difficile
leur intégration individuelle dans une classe ordinaire, sans pour
autant nécessiter l'admission dans un institut médico-éducatif
(IME).
Les UPI, dont l'effectif est limité à 10 élèves,
sont confiées à un enseignant spécialisé qui
organise les activités pédagogiques et éducatives
adaptées. Comme pour les CLIS dans le premier degré, chaque
adolescent, selon ses capacités, peut participer régulièrement
ou plus occasionnellement aux activités d'une classe du collège.
Les élèves de l' UPI s'insèrent dans la vie scolaire
de l'établissement où ils trouvent des occasions d'insertion
sociale et de coopération avec les autres élèves.
La présence d'élèves handicapés est considérée
comme un enrichissement pour tous les élèves, qui expérimentent
dans la vie quotidienne les valeurs de tolérance et de solidarité
qui constituent un point fondamental des objectifs de l'éducation.
Comme dans les écoles disposant d'une CLIS, on peut trouver dans
les collèges où fonctionne une UPI un ou plusieurs aides-éducateurs
effectuant un travail d'auxiliaire d'intégration scolaire sous
la responsabilité de l'enseignant de la CLIS et du principal du
collège. Leur action, dans la classe ou en dehors de la classe,
est destinée à faciliter la vie quotidienne des élèves
handicapés parmi les autres dans l'ensemble du temps scolaire.
Par une convention entre le collège et un service spécialisé
(SESSAD), les soins et les rééducations répondant
aux besoins de chaque jeune sont assurés dans le cadre de leur
projet individuel d'intégration. C'est donc la CCSD et la CDES
qui sont conjointement chargées de se prononcer sur ces orientations.
Enfin, on s'efforce d'organiser dans une UPI, en plus de la poursuite
des acquisitions dans les domaines de l'enseignement général, une préparation
à la vie professionnelle correspondant aux situations de chaque futur
adulte handicapé. Cette préparation peut prendre la forme d'une collaboration
avec les sections d'enseignement général et professionnel adapté (SEGPA)
qui existent dans certains collèges, ou avec les sections d'enseignement
professionnel des instituts médico-éducatifs (IML, IMPRO) qui disposent
d'ateliers pédagogiques.
Pour les autres catégories de handicaps (sensoriels et moteurs), certains
collèges disposent déjà de dispositifs semi-collectifs d'intégration.
Ces expériences vont être prochainement développées sur le même modèle
que les UPI regroupant des adolescents atteints de déficiences intellectuelles.
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" Le civisme, la solidarité, le respect des
autres et de leurs différences sont des valeurs reconnues et promues
par l'institution scolaire toute entière."
Circulaire
du 17 mai 1995.
" L'élève admis dans une UPI doit
se situer dans une dynamique de progrès lui permettant de poursuivre
des apprentissages de nature scolaire. Par ailleurs, il doit être
capable d'assumer les contraintes et les exigences minimales de comportement
qu'implique la vie au collège, et avoir acquis une capacité
de communication compatible avec des enseignements scolaires, les situations
de vie et d'éducation collective ."
Circulaire
du 17 mai 1995.
Voir :
Qu'est-ce
qu'un SESSAD ?
Après
vingt ans, comment s'organise la prise en charge des personnes handicapées
?
A
quoi servent les commissions de l'éducation spéciale ?
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