Plusieurs poèmes sont à disposition sur la table , les enfants les lisent, les échangent .
Avec des phrases extraites de différents poèmes, ils en construisent de nouveaux .


J'ai jamais froid ni chaud .

Un boeuf gris de la Chine
A la fenêtre des étoiles
Les forêts le soir font du bruit en mangeant
Trois gouttes d'eau pendent à trois gouttières
Un nom à coucher dehors
Que l'hiver prépare en secret
A travers jour et nuit
Le soir couchant ferme une porte
Je n'ai jamais froid je n'ai jamais chaud .

Une petite goutte d'eau

Ils sont des milliers
Il y en a qui possèdent au ventre une goutte du cataclysme
Les sapins en bonnets pointus
Les forêts le soir font du bruit en mangeant
Trois gouttes d'eau pendent à trois étoiles
A travers jour et nuit
Des fiacres, plus jolis

Tous les animaux

Le jazz naissait en Amérique
Le grand ours est dans la cage
De branche en branche
Au carrefour
Tandis qu'aux alentours
Noires et blanches
Les pies
Crient
Racontez-nous toutes les choses
Nous n'avons pas sommeil encore
Hola ! ho ! du coeur à l'ouvrage !
Mouettes grises et goélands
Toutes les choses merveilleuses !
Ce qui est plus blanc que le linge .

La fourmi !

Le soleil de la rue de Bagnolet
A Palma de Majorque
Dame, belle dame au pas grave
Le grand ours est dans sa cage
Moi dans l'arbre
T'es fou tire pas
C'est pas des corbeaux
C'est mes souliers
Je dors parfois dans les arbres
Cavalier à la fontaine
A la fraîche fontaine tire-laine tire-lon
Par-dessus le toit
Une fourmi de dix-huit mètres
La cigale et la fourmi .

Le regard des gens

Les fleurs des marronniers tombent déjà flétries
Et vos yeux brillants qui regardent
Le grand ours est dans sa cage
Une fourmi de dix-huit mètres
La gouttière est de diamants
Les oiseaux les boivent .

 

C'est le tendre couroucou

Pour la France et Paris
Soleil je t'adore comme les sauvages
Son tout petit chant triste et doux et résigné
Et toujours fine et toujours douce
Et un singe en mariage
La cigale ayant chanté tout l'été
Le jazz naissait en Amérique et ma vitre tremblait
Les voix des cloches par la fenêtre
Ce chien ce chien qui ne sait rien
Avec un chapeau sur la tête
Et cueilli en passant à l'automne qui dort
Son noir cheval est blanc .

En Chine

Un boeuf gris de la Chine
A plat ventre sur le rivage
Qui monte et qui descend .


Les diamants des pommes

Des guirlandes des lumières des lampions
Des sorbets au citron
Parlant latin et javanais
Ma réelle mon flocon mon genêt
L'oiseau qui fait sans bruit
Au pays bleu des orages
Fermer doucement la porte avec le pinceau
Dame, belle dame au pas grave et lent
La gouttière est bordée de diamants
Chapeau de chapeau
L'espace est sans passion
Tire-lonlaire lonlilou
Un cheval couché dans les morts
Mon carosse d'or une femme brune
Que ne peut gravir l'ouie
La mer brille comme une coquille violette de la chandeleur et les nuages flottent
Un oiseau chante au fond du couloir
Un oiseau chante à l'école
Les voix des cloches par la fenêtre comme des messages
Noël Noël
A la fraîche fontaine s'arrête un cavalier
Son noir cheval est blanc de la queue
La pomme c'est la terre le verre c'est l'océan
Perce perce perce neige de chansons de fruits
Des fleurs des îles avec des coquillages
Eté revêt champs bois et fleurs
Le dîner lourd refroidit comme l'âne pose ses pieds
Quand il botte une fourmi traînant un char .


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