Nomenclature des déficiences, incapacités et désavantages.
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Article premier. - La nomenclature des déficiences, incapacités et désavantages est fixée ainsi qu'il est prévu en annexe au présent arrêté. Elle est utilisée pour décrire les handicaps dans les travaux statistiques et les études. Art. 2. - La nomenclature visée ci-dessus est mise à jour après avis du secrétariat permanent des nomenclatures. Art. 3. - Le directeur de l'Evaluation et de la Prospective est chargé de l'exécution du présent arrêté qui sera publié au Bulletin officiel du ministère de l'Education nationale. ANNEXE Présentation générale La nomenclature des déficiences, incapacités, désavantages est un lexique permettant de décrire les handicaps. Inspirée étroitement de la classification internationale des handicaps CIDIH - proposée par l'Organisation mondiale de la santé (Classification internationale des handicaps : déficiences incapacités et désavantages. Un manuel de classification des conséquences des maladies. INSERM - Organisation mondiale de la santé.), elle en suit les principes généraux et, en particulier, l'organisation selon trois axes : l'axe des déficiences, l'axe des incapacités, l'axe des désavantages (traduction française du terme anglo-saxon "handicap"). Cette nouvelle nomenclature présentée ici se distingue de la classification internationale des maladies (CIM) : elle analyse les conséquences de ces maladies, conséquences lésionnelles, fonctionnelles ou situationnelles. I - Objectif et limites de la nomenclature La nomenclature des déficiences, incapacités, désavantages est un langage commun aux collecteurs et aux utilisateurs d'informations statistiques sur les populations handicapées porteuses de déficiences. Elle a été conçue pour répondre aux besoins de tous ceux qui observent et analysent la situation des personnes handicapées, les équipements et les services qui leur sont offerts, les aides qu'ils perçoivent. Elle doit permettre de répartir en grandes catégories les populations handicapées, notamment celles qui fréquentent ou sont susceptibles de fréquenter les établissements spéciaux, ou celles qui bénéficient de prestations ou d'allocations. Elle ne s'applique qu'à l'étude d'une population déjà reconnue comme handicapée. Par contre, elle n'a pas l'ambition de pouvoir servir de barème pour la détermination et l'évaluation du handicap. En effet, elle ne comporte généralement pas d'indication sur la sévérité du handicap ou son évolutivité. Elle est nécessaire pour améliorer le recueil statistique des informations, leur comparabilité nationale voire internationale. Elle renforce l'intérêt des études épidémiologiques du handicap par l'utilisation d'un langage commun. II - Présentation de la nomenclature Les définitions de la déficience, de l'incapacité et du désavantage sont celles qui ont retenues par l'organisation mondiale de la santé dans la classification internationale des déficiences, incapacités et handicaps.
"toute perte de substance ou altération d'une structure ou fonction psychologique, physiologique ou anatomique". La déficience correspond à l'aspect lésionnel du handicap. Elle peut être un état temporaire ou permanent. Elle n'implique pas forcément que l'individu soit considéré comme malade. Pour prendre un exemple, un diabète (diagnostic médical CIM) peut se compliquer d'une rétinopathie (CIM) ayant pour conséquence une déficience visuelle, d'une artérite des membres inférieurs ayant pour conséquence une déficience motrice, ou d'un coma, déficience quantitative de la conscience et de la vigilance. L'arthrose de la hanche peut avoir pour conséquence une déficience motrice.
"correspond à toute réduction (résultant d'une déficience) partielle ou totale de la capacité d'accomplir une activité d'une façon ou dans les limites considérées comme normales pour un être humain". L'incapacité correspond à l'aspect fonctionnel du handicap. Elle s'apprécie avant appareillage ou aide technique. Ainsi une déficience motrice des membres inférieurs peut être responsable d'incapacités concernant la locomotion (marcher, monter les escaliers ou courir par exemple). une déficience motrice des membres supérieurs peut engendrer une incapacité concernant la toilette. Une déficience du langage peut être responsable de l'incapacité de communication.
"résulte pour un individu donné d'une déficience ou d'une incapacité qui limite ou interdit l'accomplissement d'un rôle normal (en rapport avec l'âge, le sexe, les facteurs sociaux et culturels)". Le désavantage correspond à l'aspect situationnel du handicap. Parmi les désavantages, on relèvera par exemple : - des situations de dépendance physique comme l'indépendance assistée (par un appareillage), - des situations de dépendance économique comme l'indépendance précaire (nécessitant un apport financier extérieur). - des situations de non-intégration sociale comme les relations perturbées, ou l'isolement social. Pour reprendre les exemples précédents, la déficience motrice des membres inférieurs, responsable d'une incapacité concernant la locomotion, aura pour conséquence une altération de la mobilité, éventuellement de l'indépendance physique (nécessité d'une tierce personne) voire, selon la gravité, un désavantage touchant l'intégration sociale ou l'indépendance économique.
La nomenclature des déficiences, incapacités, désavantages, offre un langage commun. Elle sert donc de référence mais il va de soi que l'utilisateur a toute liberté pour retenir une version moins détaillée obtenue par agrégation des rubriques élémentaires. L'interprétation des résultats ainsi que les comparaisons seront néanmoins facilitées par l'utilisation d'une terminologie unifiée. La description du handicap est faite par l'utilisation successive des trois axes. En particulier, le désavantage est clairement envisagé comme la conséquence des incapacités et déficiences. Toutefois, pour bâtir des grilles de dépendance, il suffira d'utiliser le lexique des incapacités. Il est important de souligner que les divers postes de la nomenclature ne sont pas toujours exclusifs les uns des autres. Par exemple, l'incapacité de marcher implique l'incapacité de courir. Par ailleurs, un même individu peut être porteur de plusieurs déficiences entraînant plusieurs incapacités et désavantages. Il appartiendra à chaque utilisateur de déterminer, en fonction des objectifs de l'étude, les règles d'application de la nomenclature (par exemple description de la déficience principale seule ou description de la déficience principale et des déficiences secondaires). En cette nomenclature et la classification internationale des handicaps, il y a quelques différences. En particulier, les troubles de l'orientation figurent uniquement dans les incapacités (alors que la CIDIH les décrit à la fois dans les incapacités et dans les désavantages). D'autre part, dans les désavantages, le chapitre relatif aux occupations a été scindé en trois occupations sans précision, scolarité, travail. Les déficiences 1. Déficiences intellectuelles Les déficiences intellectuelles comprennent celles de l'intelligence, de la mémoire et de la pensée. Les définitions retenues pour les retards mentaux correspondent à celles proposées par l'OMS. Personnes susceptibles d'un certain apprentissage en ce qui concerne les membres supérieurs, inférieurs et la mastication. Personnes qui peuvent profiter d'un apprentissage systématique des gestes simples. Personnes pouvant acquérir des notions simples de communication, des habitudes d'hygiène et de sécurité élémentaires, et une habileté manuelle, simple, mais qui semble ne pouvoir acquérir aucune notion d'arithmétique ou de lecture. On estime généralement qu'un Ql entre 35 et 49 correspond approximativement à cet état. Personnes pouvant acquérir des aptitudes pratiques et la lecture ainsi que des notions d'arithmétique grâce à une éducation spécialisée. On estime généralement qu'un Ql entre 50 et 70 correspond approximativement à cet état. 18.1. Déficience de la mémoire Perte de la mémoire sans que la qualité en soit altérée (amnésie par exemple). 18.2. Déficience du cours de la pensée Trouble affectant la rapidité et l'organisation de la pensée, la capacité de former des séquences logiques. 18.9. Autres déficiences de l'intelligence Comprend les pertes des acquis intellectuels (démence par exemple). Ne comprend pas les troubles de l'apprentissage qui sont classés dans les déficiences du langage et de la parole (repérés sous la rubrique 32 "déficience de l'apprentissage").. Remarque : Les rubriques 18 correspondent à la perte d'acquisition quantitative ou qualitative des connaissances (tant dans le contenu que dans l'organisation). 2. Autres atteintes de psychisme 20. Déficience quantitative de la conscience et de la vigilance Comprend les troubles permanents ou intermittents de la conscience (coma, perte de connaissance, quelle qu'en soit la cause, épilepsie par exemple). Altération quantitative ou qualitative de l'attention (difficulté à soutenir son attention, ou fausses perceptions par exemple). Accroissement, diminution ou modification des comportements en relation avec les besoins physiologiques (anorexie, boulimie, utilisation de drogues ... ). Perturbation de l'intensité et de la qualité des sentiments, de la durée, de la stabilité des états affectifs, de la capacité d'avoir des comportements intentionnels et de contrôler ses propres actions. Comprend les troubles de la rapidité, de la quantité et de la qualité des mouvements volontaires pour un organisme ayant un appareil neurologique moteur intact. Comprend les autres atteintes du psychisme qui n'ont pu être classées dans les rubriques précédentes. Remarque : A l'exception de la catégorie 20, les autres atteintes du psychisme correspondent à une pathologie neuropsychiatrique dont la répartition en sous-groupes est donnée ici à titre seulement indicatif. 3. Déficiences du langage et de la parole Déficience des modes de communication (dont la communication orale ou écrite) lorsqu'elle n'est pas due à une déficience intellectuelle: Consigne : lorsqu'il est difficile de faire la part entre les troubles du langage et les troubles de la parole, on retiendra par convention "troubles du langage"; Déficience du langage (rubriques 30, 31, 32) Comprend le mutisme, les aphasies. Comprend les déficiences de l'expression verbale, de la compréhension du langage écrit et verbal, de l'utilisation verbale voire gestuelle (langue des signes). Ne comprend pas les déficiences de l'apprentissage du langage codées en 32 . Comprend les troubles instrumentaux ou cognitifs (difficultés dans la compréhension ou l'utilisation du langage parlé ou écrit se manifestant par des troubles de l'attention, de la pensée, de la lecture, de l'écriture, de l'orthographe). Ne comprend pas les troubles intellectuels (classés en 1 "déficiences intellectuelles"). Déficience de la parole (rubriques 33 et 34) La parole est la faculté ou l'action d'exprimer sa pensée par le langage articulé. Comprend les difficultés à articuler (dysarthries), les troubles de l'intonation ou de l'intensité de la voix. Ne comprend pas les troubles du langage (classés en 30, 31 ou 32). Comprend les troubles concernant la fluidité de l'élocution (bégaiement par exemple), son débit (trop rapide ou trop lent), sa cohérence. Ne comprend pas la dérive des idées (qui relève des "autres déficiences du psychisme" classées en 2). Ne comprend pas les troubles du langage (classés en 30, 31 ou 32). 39. Déficience du langage et de la parole (sans autre indication) 4. Déficiences de l'appareil auditif En cas de déficience auditive asymétrique on classera la déficience en fonction du côté le moins atteint. Supérieure ou égale à 90 Db. Comprise entre 71 et 90 Db inclus. Aucune parole perçue. Comprise entre 41 et 70 Db (zone d'intensité de la parole normale). Comprise entre 20 et 40 Db. Les éléments de la parole courante ne sont pas tous identifiés. 45. Acouphènes Sensation auditive sans rapport avec les bruits extérieurs (bourdonnements ... ). Troubles de l'équilibre liés à une atteinte de l'oreille interne ou du cervelet. Ne comprend pas les autres déficiences de l'audition et de la perception vocale, classées en 44. 5. Déficiences de l'appareil oculaire. 50. Déficience visuelle profonde des deux yeux Acuité visuelle pour chaque oeil inférieure à 005 (ce seuil correspond à la définition de la cécité). Comprend l'absence des deux yeux. Acuité visuelle d'un oeil inférieur à 005. Acuité visuelle de l'autre oeil inférieure à 0,3 et supérieure ou égale à 1005. Acuité visuelle inférieure à 0,3 et supérieure ou égale à 005 pour chaque oeil. Acuité visuelle inférieure 005 pour l'un; Acuité visuelle supérieure ou égale à 0,8 pour l'autre; Comprend l'absence d'un oeil, l'autre étant normal. 55. Déficience du champ visuel 58. Autres déficiences des fonctions visuelles Comprend notamment les déficiences de la vision des couleurs. Ne comprend pas les "autres déficiences de l'acuité visuelle" classées en 55. 6. Déficiences viscérales, métaboliques, nutritionnelles 60. Déficience de la fonction cardio-respiratoire et anomalies cardio-respiratoires 61. Déficience des fonctions digestives 62. Déficience des fonctions hépatiques 63. Déficience des fonctions rénales (insuffisance rénale) 64. Déficience de l'élimination urinaire Comprend notamment l'incontinence urinaire 66. Déficience métabolique ou enzymatique Sans autre expression majeure dans le domaine mental, sensoriel ou moteur. Comprend notamment la phénylcétonurie. Comprend notamment l'hémophilie,le SIDA... 69. Déficience viscérale, métabolique, nutritionnelle (sans autre indication) 7. Déficiences motrices 70. Déficience motrice de la tête ou du tronc 71. Déficience motrice par absence complète ou incomplète d'un ou de plusieurs membres Comprend notamment les amputations 73. Absence ou déficit de la mobilité volontaire des quatre membres Comprend notamment la quadriplégie Comprend notamment la paraplégie Comprend notamment l'hémiplégie 77. Absence ou déficit de la motricité d'un ou des deux membres supérieurs 78. Déficiences complexes de la motricité (mouvements anormaux) et autres déficiences motrices 79. Déficience motrice (sans autre indication) 8. Déficiences esthétiques 80. Déficience esthétique du visage 81. Déficience esthétique de la tête ou du tronc 82. Déficience esthétique d'un ou de plusieurs membres 83. Anomalies des organes génitaux externes 84. Anomalies des orifices de l'appareil digestif 88. Autres anomalies esthétiques 89. Déficience esthétique (sans autre indication) Remarque : Dans les enquêtes statistiques du ministère des Affaire sociales, l'utilisation de cette rubrique n'est pas envisagée. 9. Déficiences liées à des causes générales 90. Déficience due à une taille anormale Comprend notamment le nanisme Comprend notamment l'obésité 93. Déficience due à une attente des sensibilités Comprend notamment l'insensibilité congénitale à la douleur. 95. Déficience liée à une sensibilité particulière aux agents toxiques ou médicamenteux 96. Limitation d'activité liée à la grossesse Cette rubrique a été prévue dans la nomenclature car elles permet de distinguer nettement cette situation passagère et généralement non pathologique, des déficiences liées justement à une pathologie ou à un accident. Dans les enquêtes statistiques, son utilisation n'est pas envisagée. 99. Déficience liée à des causes générales (sans autre indication) Les Incapacités 1. Incapacités concernant le comportement 10. Incapacité concernant la conscience de soi Difficulté à construire, à maintenir ou à orienter son propre schéma corporel ainsi que sa continuité dans le temps. Trouble du comportement dû à des troubles de la conscience ou du sens de l'identité ou à de la confusion. Perturbation de la capacité de localiser correctement les objets extérieurs, les événements et de situer soi-même dans le temps et dans l'espace. Difficulté à identifier correctement les personnes et les objets. Difficulté à éviter les événements mettant le corps en danger, soit par auto-destruction, soit par incapacité à se protéger d'un danger extérieur. Ne comprend pas l'incapacité d'assurer sa propre sécurité dans des situations particulières, bien que ces dernières aient été correctement analysées (classée en 13). Perturbation générale de la capacité d'apprendre. Ne comprend pas les incapacités provenant des troubles de la communication (classées en 2.) ou autres incapacités : locomotion, utilisation du corps dans certaines circonstances (classées en 3). Impossibilité d'assumer son rôle familial (à l'égard du conjoint, des enfants et des parents), de participer aux activités familiales (repas, ménage, loisirs). Difficulté à organiser ou à participer à des activités scolaires, professionnelles ou de loisir par absence de motivation, par difficulté à coopérer avec d'autres ou à planifier correctement les activités. Comprend notamment l'incapacité de gérer ses revenus et son patrimoine. 2. Incapacités concernant la communication 20. Incapacité concernant la compréhension du langage oral 21. Incapacité concernant la compréhension du langage écrit 22. Autres incapacités concernant la compréhension du langage Difficultés concernant l'utilisation de signes (langue des signes), de gestes ou de mimiques pour communiquer en l'absence de communication orale. Ces incapacités sont liées aux fonctions extralinguistiques ou sublinguistiques. Difficultés à exprimer la pensée par le langage, à produire des messages verbaux audibles et à transmettre le sens du message par la parole. 25. Autres incapacités concernant l'expression du langage Difficulté à s'exprimer par mimiques, langue des signes, Braille, communication non verbale, à l'exclusion des incapacités d'origine motrice. Incapacité d'écouter quelqu'un parler par exemple. Difficulté dans la vision des grandes formes ou dans la vision fine notamment. 29. Incapacité concernant la communication (sans autre indication) 3. Incapacité concernant la locomotion 30. Incapacité de marcher 31. Incapacité de franchir les obstacles ou de monter les escaliers Comprend notamment l'incapacité de marche en cas d'irrégularités du terrain. 33. Autres incapacités concernant les différents types de marche 34. Incapacité de changer de position Se lever du lit, du fauteuil, de la chaise Se coucher, s'asseoir Changer de position au lit. 36. Incapacité concernant la posture Se mettre et rester dans certaines positions - Difficulté à maintenir les relations appropriées entre les différentes parties du corps - Difficulté à se déplacer, tout en manipulant des objets - Difficulté concernant le contrôle des mouvements des pieds Ne comprend pas l'incapacité de déplacer les objets (classée en 46) Remarque : Les rubriques ne sont pas exclusives les unes des autres. 4. Incapacités concernant les manipulations 40. Incapacité concernant le doigté 41. Incapacité concernant la préhension Difficulté à prendre et à serrer les objets Ne comprend pas l'incapacité de s'agenouiller ou de s'accroupir (classée en 35) et l'incapacité de tenir un objet (classée en 41). Difficulté à immobiliser un objet en le tenant 45. Incapacité concernant le fonctionnement du membre supérieur Incapacité de pousser ou de tirer un objet Ne comprend pas la difficulté à se déplacer en manipulant des objets (classée en 38). 49. Incapacité concernant les manipulations (sans autre indication) 5. Incapacités concernant les soins corporels 50. Incapacité concernant la continence 50.1 Troubles de l'excrétion urinaire contrôlés 50.2 Troubles de l'excrétion urinaire non contrôlés 50.3 Troubles de l'excrétion fécale contrôlés 50.4 Troubles de l'excrétion fécale non contrôlés 51.1 Incapacité concernant la toilette complète Comprend l'incapacité de faire une toilette complète, de se laver le corps y compris le dos et de se sécher. 51.2 Autre incapacité concernant-l'hygiène corporelle Comprend l'incapacité de se laver le visage, les cheveux, de se couper les ongles, de se raser, de se laver les dents ... 51.3 Incapacité de mettre ses vêtements Ne comprend pas l'incapacité de mettre des chaussettes, des bas, des chaussures (classée en 51.4). 51.4. Autre incapacité concernant l'habillage Comprend l'incapacité concernant les chaussettes, bas, chapeau, gants ... les chaussures (y compris mettre les lacets) Ne comprend pas l'incapacité de mettre les vêtements (classée en 51.3). 52.1 Incapacité concernant les gestes qui précèdent l'absorption de nourriture Tels que se servir, couper la viande, tenir ses couverts, tartiner... 52.2 Incapacité concernant l'absorption des repas Tels que porter les aliments à la bouche, mastiquer, avaler, porter un verre à la bouche, déglutir. 59. Incapacité concernant les soins corporels (sans autre indication) 6. Incapacité concernant l'utilisation du corps dans certaines tâches 60. Incapacité concernant les transports Moyen de transport personnel ou en commun. Faire les courses, la cuisine, la vaisselle. Faire les lits, le ménage, la lessive, donner des soins aux personnes à charge. Fermeture des portes, fenêtres, verrous... Manipulation des allumettes, des robinets ... Utilisation du téléphone, manipulation de l'argent, manipulation du journal ... 7. Incapacités révélées par certaines situations 70. Incapacité liée à la dépendance vis-à-vis de traitements continus nécessaires à la survie Comprend notamment la dépendance vis-à-vis d'un équipement permettant d'assurer artificiellement la survie grâce à des moyens d'action ou des soins particuliers. ex. : respirateur, dialyse, stimulateur cardiaque, valves et prothèses, greffe d'organe, régime alimentaire particulier. Comprend notamment l'incapacité de maintenir une position (rester assis, rester debout), l'intolérance à l'effort. Comprend notamment l'intolérance à la température (au chaud, au froid), aux ultra-violets, à l'humidité, aux variations importantes de la pression barométrique. 74. Incapacité liée à l'intolérance à la lumière artificielle 75. Incapacité liée à l'intolérance aux contraintes de travail Comprend l'incapacité à supporter le rythme et autres aspects des contraintes de travail. Ne comprend pas l'incapacité concernant les occupations (classée en 17). Comprend notamment l'intolérance à la poussière, à d'autres allergènes, la sensibilité anormale à des agents chimiques, à d'autres toxiques, la sensibilité anormale aux radiations ionisantes (par exemple à la suite de l'exposition à des radiations dans les limites normales de sécurité). Comprend notamment la réduction globale de l'activité liée à une fragilité générale ou à une sensibilité anormale aux traumatismes. Les Désavantages 1. Indépendance physique Définition : l'indépendance physique est la capacité d'un individu à poursuivre habituellement une existence indépendante. 12. Indépendance assistée L'indépendance physique est obtenue grâce à un appareillage ou à une aide technique ou à des modifications de l'environnement de l'individu. Ne comprend pas l'indépendance physique obtenue grâce a des appareillages mineurs non déterminants en ce qui concerne l'indépendance (classée en 21. Tout à fait mobile). Difficulté dans la satisfaction de besoins personnels mais sans beaucoup dépendre des autres. Dépendance vis-à-vis d'autrui pour satisfaire des nécessités de fréquence limitée (courses, travaux ménagers). Assistance nécessaire : plusieurs fois par jour, voire disponibilité permanente d'un tiers. Des soins spéciaux sont nécessaires en permanence. 2. Mobilité Définition : la mobilité est la capacité d'un individu de se mouvoir efficacement dans son environnement. Comprend aussi les personnes utilisant des appareillages mineurs non déterminants en ce qui concerne l'indépendance. 23. Mobilité déficiente La capacité de se déplacer n'est pas altérée mais le déplacement est plus lent, plus difficile. La capacité de se déplacer est réduite sans toutefois se limiter au simple voisinage. 26. Mobilité limitée au lieu d'habitation 27. Mobilité réduite à la chambre ou au fauteuil 28. Réduction totale de mobilité 3. Occupations Définition : l'occupation est la capacité d'un individu d'occuper d'une façon générale son temps comme les personnes de son sexe, son âge et sa culture. Pour analyser plus précisément le désavantage dans le cadre de la scolarité ou du travail on utilisera les rubriques 4."scolarité" et 5."travail" décrites ci-après. 32. Occupé de façon intermittente 33. Difficultés liées à l'occupation Réduction de la capacité d'assumer une occupation habituelle. Incapacité d'assumer une occupation habituelle mais l'individu est capable d'avoir une occupation autre ou une occupation adaptée à plein temps. Limitation quantitative du temps que l'individu est capable de consacrer à son occupation. Limitation dans le type d'occupation assumé par l'individu. Limitations à la fois dans le type d'occupation et dans le temps que l'individu peut y consacrer. 4. Scolarité 41. Scolarité normale 42. Scolarité intermittente Comprend notamment la scolarité entrecoupée par des séjours hospitaliers. Non participation à certaines activités scolaires ou de formation professionnelle. Scolarité et formation professionnelle normale mais à temps partiel dans la journée ou la semaine. Aides techniques 46. Scolarité et formation professionnelle nécessitant uniquement des techniques spécialisées 47. Pas de scolarité possible 5. Travail 51. Travail normal 52. Travail intermittent 53. Travail en milieu ordinaire mais nécessitant un aménagement du poste de travail 54. Travail en milieu ordinaire mais nécessitant un aménagement de sa durée journalière 55. Travail en milieu ordinaire mais nécessitant la présence d'une tierce personne 56. Restriction qualitative du travail 57. Travail nécessitant le recours à un environnement spécialisé avec rendement diminué 58. Travail nécessitant le recours à un environnement spécialisé sans possibilité de rendement 59. Pas de travail possible. 6. Indépendance économique 61. Aisance L'existence de déficiences ou d'incapacités n'altérant en rien les revenus, salariaux ou patrimoniaux, et permettant de faire face sans difficultés à tous les besoins et activités économiques de soi-même et de sa famille. Au prix d'une réduction dans le bien-être antérieur à la survenue d'une déficience, d'une incapacité, par suite d'un changement de vie, d'activité professionnelle, etc. ou bien au prix d'une différence appréciable par comparaison avec une personne ou un ménage ayant une situation identique, et dépourvu de toute déficience. Au prix d'une vie à ses seuls besoins individuels, ne permettant ni prise en charge familiale, ni expansion des activités. N'être autonome (économiquement) que grâce à un apport financier extérieur provenant de la collectivité ou de la famille. Etre économiquement dépendant intégralement, avec inactivité économique. Comprend également l'endettement progressif. 7. Intégration sociale 71. Bonne intégration sociale 72. Participation inhibée 73. Participation réduite dans certains cas 74. Participation diminuée en général 75. Pauvreté des relations et relations très limitées 76. Relations perturbées 77. Impossibilité de relation avec autrui 78. Isolement social. (B.O. n° 8 du 23 février 1989) |