L'ACTION DU SECRETARIAT D'ETAT AU TOURISME EN FAVEUR DE L'ACCES DES
                PERSONNES HANDICAPEES SUR LES LIEUX DE VACANCES

 

Dès sa prise de fonction, en juin 1997, la Secrétaire d'Etat au Tourisme, a entrepris de sensibiliser l'ensemble des professionnels du secteur touristique français, ainsi que le grand public, à l'accueil des personnes handicapées sur les lieux de vacances, notamment, au travers d'une campagne de communication annuelle, concrétisée par une semaine d'actions.

Il s'agit d'une démarche de fonds, qui s'inscrit dans la politique du gouvernement pour favoriser la concrétisation du droit aux vacances pour tous et le développement d'un secteur d'activité créateur d'emplois et de richesses.

Sous l'impulsion du secrétariat d'Etat au Tourisme, deux années de suite - d'abord, du 12 au 20 septembre 1998, puis du 3 au 11 juillet 1999 - de très nombreux partenaires institutionnels, privés et associatifs se sont mobilisés pour proposer des séjours adaptés, ayant vocation à vivre bien au delà de ces semaines d'actions (6 sites "pilotes" en 1998, 14 en 1999).

Une étude a par ailleurs été commandée à l'Agence française d'ingénierie touristique (AFIT) afin de permettre aux professionnels, aux collectivités locales et aux associations, de disposer de données statistiques fiables et cohérentes sur ce que représente, en France ces publics aux besoins spécifiques.

Sur le plan économique, il apparaît, en effet, que, à quelques exceptions près, la personne handicapée n'est pas appréhendée comme une clientèle à part entière dont les particularités, les besoins et les aspirations méritent d'être pris en compte lors de la conception et de la mise en place de l'équipement ou du produit touristique.

Parce que c'est très tôt que "penser aux autres" peut devenir un automatisme, s'agissant de la formation des professionnels du tourisme, la secrétaire d'Etat au Tourisme a proposé, en concertation avec le ministère de l'Education nationale, que soit intégré dans la prochaine réforme du BTS Tourisme, un module obligatoire, dès la première année, sur l'accueil des personnes handicapées.

Par ailleurs, un guide "Accueil et accessibilité" a été publié en 1999, pour être mis à la disposition des professionnels. Tiré dans un premier temps à 15.000 exemplaires, il fait actuellement l'objet d'une réédition.

Le 6 janvier 2000, un groupe d'étude, réunissant association de personnes handicapées et professionnels du tourisme a également été mis en place, sous l'autorité de la Ministre, afin de créer un label garantissant l'accessibilité des équipements de tourisme. Une démarche de labellisation qui sera, par ailleurs, promue à l'échelle européenne à l'occasion de la Présidence française de l'Union, pendant le second semestre 2000.

Dans notre pays, il semble en effet unanimement partagé que le symbole du personnage en fauteuil roulant utilisé à des fins commerciales sans aucun contrôle et aucune garantie doit être remplacé par une véritable certification des conditions d'accueil et de fiabilité de l'information.

Malgré la promulgation de la loi du 30 juin 1975, faisant de l'intégration des personnes handicapées une obligation nationale, en matière de loisirs celle-ci est encore loin d'être une réalité. Un rapport commandé par le Conseil national du tourisme (CNT) et remis officiellement à Mme DEMESSINE, ce même 6 janvier 2000, en témoigne.

Dans notre pays, au moins 3 millions d'hommes, de femmes et d'enfants, handicapés moteurs, sensoriels ou mentaux et pas moins de 10 millions de personnes en Europe, sont pourtant concernés... Des millions de personnes à qui la France, première destination touristique au monde, se doit d'offrir la possibilité de découvrir ses innombrables richesses en favorisant un accueil de qualité pour tous.

C'est dans cet esprit que sera poursuivie et amplifiée l'action engagée pendant l'année 2000.

Et ce, d'autant que Michelle DEMESSINE a souhaité que cette dimension soit également intégrée dans toutes les actions menées par le secrétariat d'Etat au Tourisme, que cela soit dans le cadre de la préparation des Contrats de plan, dans les critères d'attribution des aides à la rénovation du patrimoine du tourisme, dans la réflexion engagée sur l'agrément des associations de tourisme social, ou encore dans la réorganisation de ses propres services.

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