Avec les élèves dans la classe du service
Les élèves qui sont hospitalisés ponctuellement pour une petite durée :
Si les enfants ou adolescents possèdent leurs livres de classe : nous reprenons les notions là ou l’enfant s’est arrêté d’aller en cours et nous suivons le programme de la classe.
Si des notions n’ont pas été acquises , nous les reprenons pour évaluer les difficultés de compréhension et revoir ces notions avec l’élève.
Si l’élève ne possède pas ses livres de classe, ce qui est le cas le plus fréquent, nous proposons des livres du même niveau, avec la même procédure que si l’enfant a ses livres mais nous lui suggérons d’apporter ses propres ouvrages.Des activités de pédagogie de détour sont également proposées, quand l’enfant est trop fatigué, trop réticent à s’adapter à la scolarité à l’hôpital pour l’amener vers des apprentissages : ateliers d’écrits, calligraphie, haïkus, jeux mathématiques, travail sur la création du site web qui sont autant d’activités qui d’une manière indirecte amènera l’enfant ou l’adolescent à s’engager dans un travail scolaire, sous une forme moins « conventionnelle ».
Les élèves qui restent hospitalisés pour une durée supérieure à une semaine
Un contact téléphonique est pris avec la classe d’origine pour assurer le suivi de la scolarité un déplacement dans l’école est fait quand cela s’avère nécessaire.
Nous sollicitons les écoles pour leur proposer de nous faire parvenir les travaux, les leçons et devoirs de la classe par fax, Internet ou par la famille ou amis.
Les enseignants peuvent nous indiquer également par téléphone le travail que doit faire l’élève.
Si l’enfant a des contrôles pendant son hospitalisation, ceux ci sont faits dans le service en l’adaptant en fonction de l’état de santé de l’enfant, et sont faxés et ou envoyés à l’enseignant, pour que celui-ci valide le travail de l’élève.
Il peut en être de même pour un examen.Dans tous les cas, les parents sont partie prenante de ce projet, avec l’enfant.
Tout contact avec l’école est notifié à la famille et à l’enfant.
Un lien avec la classe d’origine est maintenu par l’envoi de courrier, dessins , correspondance.
Quand cela s’avère nécessaire un projet d’accueil individualisé est rapidement mis en place pour préparer le retour de l’élève dans son établissement, si ce retour implique des mesures particulières à prendre en fonction de l’état de santé de l’enfant.
Ceci implique la mise en place d’une équipe éducative avant le retour de l’enfant à l’école.
Si la scolarité a besoin d’être adaptée, une réflexion quant au dispositif de scolarité à mettre en place est menée avec les différents partenaires de la communauté éducative.
Des tiers temps pour la passation d’examens peuvent être demandés.Les élèves qui viennent en observation scolaire
Ils sont adressés par les médecins pour des indications quant au comportement de l’enfant face à une situation scolaire.
Ces bilans sont dans le dossier médical de l’enfant avec copie à la famille et à l’établissement scolaire.
Pour la plupart des cas, cette observation est justifiée par une éventuelle prescription de ritaline.
Ces enfants restent la matinée en hospitalisation de jour.
Il arrive également que des observations quant au comportement scolaire soient demandées par le corps médical pour compléter et ou préciser un diagnostic (enfants présentant des troubles physiques qui peuvent être d’origine anxieuse par exemple).Les élèves qui viennent régulièrement pour des traitements réguliers évoluants sur une longue durée.
Il s’agit pour la plupart des élèves qui sont atteints de maladies chroniques ou de longues maladies.
Cette année il y a cinq élèves.
Ces enfants ou adolescents viennent pour des soins au moins une fois par semaine.
Il s’agit dans ces périodes d’hospitalisations récurrentes de continuer le programme scolaire.
Pour la plupart d’entre eux, la période d’hospitalisation est programmée, nous programmons dans le même temps avec l’établissement scolaire d’origine le travail scolaire qui sera abordé pendant cette période.
Pour tous, aucun n’a souhaité, à ce jour que les professeurs volontaires viennent au centre hospitalier pour une aide au devoir éventuelle.
Les devoirs , contrôles, leçons sont envoyés par fax ou par e-mail.
Ecole de l’hôpital (établissement scolaire,
établissement scolaire(école de l’hôpital.
Toute cette mise en place de la scolarité pendant les périodes d’hospitalisations est déterminée par une équipe éducative.
Ces enfants et adolescents participent activement à la correspondance scolaire par e-mail et pour la mise en place du site.
Chaque jeune ou enfant a un correspondant dans une école de son choix en France ou à l’étranger et chaque venue est ponctuée par un échange avec son correspondant ou la classe entière ( cas d'une école australienne).Régulièrement , en fonction des changements de traitements ou de durée d’hospitalisation des rencontres ont lieu avec l’école
Ces enfants sont pour la plupart suivis conjointement dans des centres hospitaliers parisiens.
Des contacts réguliers avec nos collègues de ces hôpitaux assurent la liaison entre ces trois instances:
Ecole
Centre hospitalier parisien
Centre hospitalier de proximité celui ci étant au centre du dispositif.Les élèves suivis au domicile
Ces élèves sont adressés par :
Le centre hospitalier
Un centre hospitalier parisien
L’association P.E.P
Les médecins scolaires
Des associations de bénévoles intervenants dans les hôpitaux parisiens
Des écoles.Un dispositif est alors mis en place, en collaboration avec l’enfant, la famille, l’établissement scolaire.
Dans tous les cas c’est la famille et l’enfant qui font le choix de ce qui peut leur être proposé.Ce peut être :
Si toute la scolarité est prévue au domicile :
Intervention de ou des enseignants de la classe d’origine s’il sont volontaires
Intervention de bénévoles d’associations
Intervention de l’instituteur spécialisé de l’hôpital
Intervention d’autres partenaires.
Interventions de différents partenaires cités ci-dessus ( multiplicité des intervenants)
Le CNEDCes modalités seront validées par un projet de dispositif de scolarité où chaque partenaire s’engagera pour la période référencée par l’arrêt de scolarité.
L’instituteur spécialisé assurera le lien entre ces différents partenaires en liaison avec le médecin responsable de la santé scolaire et l’association des P.E.P.
Il doit veiller à la cohérence de ce projet et sa mise en place.
Il doit également faire régulièrement un bilan de ce dispositif et éventuellement un réajustement.
Cela suppose des contacts téléphoniques permanents entre tous ces partenaires et un point régulier avec la famille et l’enfant.
Si une rupture de scolarité est envisageable, même partiellement :
L’instituteur de l’hôpital en collaboration avec les partenaires de la communauté éducative doit mettre en place un dispositif de scolarité au domicile, dans le cadre d’un projet d’accueil individualisé pour qu’il soit opérant dès que l’enfant ne peut aller dans son école, pour éviter une rupture de scolarité et ne pas « agir dans l’urgence ».
Quand la rupture de scolarité est partielle, on veillera à aider l’enfant à échelonner son emploi du temps en fonction des soins mais également en fonction des matières fondamentales.
Quelquefois , l’enfant retournera dans son école pour des activités calmes, pour une inscription en pointillé dans son école, pour des activités de bibliothèque par exemple, accompagné par l’instituteur spécialisé si c’est nécessaire.Tout dispositif aura sa cohérence si l’enfant reste élève de son établissement d’origine, et pour chaque enfant il faudra inventer , créer pour qu’il garde son statut d’élève.
Le but étant bien sûr qu’il retourne dans son établissement dans les meilleures conditions possibles après sa maladie.Quand l’enfant ou l’adolescent n’aura pas d’espoir de guérison il faudra de toute façon continuer cette scolarité, mais en protégeant la communauté éducative d'un accompagnement scolaire qui dans ces situation bien particulières peuvent dévier sur un accompagnement de fin de vie.
Le rôle de l’instituteur spécialisé sera également dans ce cas bien précis de préparer, de réfléchir avec l’équipe éducative de ce qu’il faudra mettre en place pour aider la classe.
Les autres implications de l’instituteur spécialisé dans une classe de pédiatrie
Mettre en place des projets pour faire vivre la classe dans le service :
Exemples :
Décoration
Fêtes
Concours
Faire vivre et évoluer la classe dans et hors le service
Appel à des sponsors pour des dons de matériels
Participation aux manifestations organisées par les écoles
Participation à des congrès ou colloques
Travail en étroite collaboration avec les parents pour des projets garantissant une meilleure prise en charge de l’enfant malade dans le service de pédiatrie
Actions vers des associations de malades pour des axes de réflexions ( Ligue contre le Cancer, Apache, etc.)
Gestion du matériel informatique
Gestion du budget de classe
Sollicitations auprès des collectivités locales pour des aides financières
Concertations avec les associations de bénévoles
Coordination des actions des enseignants hospitaliers de l’Essonne
Coordinations des actions des enseignants hospitaliers parisiens
L’instituteur de l’hôpital doit être dans une dynamique de projets pour faire évoluer sa pédagogie en fonction :
des nouvelles contraintes hospitalières (durée d’hospitalisations moins longues)
de la nouvelle politique de la santé (nouvelle fonction du centre hospitalier de proximité qui assure des soins plus lourds)
des objectifs fixés par l’éducation nationale concernant la scolarité des enfants malades (éviter l’exclusion générée par la maladie)
des nouvelles technologies (rupture de l’isolement grâce à l’informatique)….Il doit veiller également à adapter son emploi du temps en fonction des demandes des élèves et ne pas être statique dans un cadre trop rigide.
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