|
[...] Chacun peut utiliser le principe tout en gardant sa personnalité d'enseignant, son feeling. A partir du principe de création d'un lieu imaginaire, les orientations peuvent être complètement différentes. Je l'ai utilisée juste pour parler, améliorer ses capacités à s'exprimer, donner son point de vue et pour le faire valoir, argumenter. Je l'ai utilisée aussi juste pour apprendre à lire, les mots globaux sont pris dans le vocabulaire du début de la création. On peut l'utiliser à des fins d'expression écrite. Mais je pense qu'elle travaille surtout la démarche de projet et a le mérite de faire quelque chose jusqu'au bout avec le sentiment d'avoir beaucoup avancé. La démarche de création permet l'épanouissement etc... Cette liberté de pratique semble être un atout et permet à chacun de faire une adaptation adéquate à son public."(Courrier du 5.10.2000) |

Idée de
départ
| Témoignage de pratique : Concernant des prises en charge d'enfants à partir de signalements qui parlent de : "pas de motivation"" aucun investissement""n'entrent pas dans les apprentissages scolaires". |
| Depuis 4 ans, nous tentons avec une autre collègue de travailler
avec ces enfants à partir de la simulation globale (une expérience
menée à l'origine pour des enfants non-francophones). Cette expérience a été menée en classe de perfectionnement, en regroupement d'adaptation RASED à Poindimié. Nouvelle Calédonie. |
| J'ai envie de vous en parler car le côté bénéfique
de cette pratique nous surprend à chaque fois (un peu comme l'ordinateur
dans le livre de Daniel Calin). A chaque fois, nous avons constaté
que les enfants s'investissaient plus en classe, et même dans
plusieurs cas ont appris à lire. |
|
C'est une pratique tirée dans les grands principes de la simulation
globale (FLE) mais sans faire de jeux de rôles. 1. à l'oral : (en s'aidant du dessin pour travailler de manière individuelle) - trouver un lieu et placer le village sur
une carte réelle 2. Écrire (Création d'un livre "le village de ... " "la tribu de ..." le quartier de...") ce qui est décidé après consensus |
| L'enfant en difficulté est un enfant qui n'arrive pas à
jouer son rôle d'élève donc il faut qu'il puisse confronter
ses propres réalités à celles des autres afin de
mettre du sens à ses activités et de sentir que son identité
lui permet d'entrer dans les apprentissages scolaires. Dans le cadre de la prévention prendre en compte ces réalités peut éviter quelques fois certains blocages notamment en lecture. |
Le maître joue le rôle d'animateur, de médiateur
en posant des questions qui provoquent la confrontation des points
de vue. Il amène du vocabulaire, des référents
par l'introduction de contes (référentiel de contes)
Sur le plan individuel : chaque enfant travaille sur différents
thèmes, à l'oral (discussions), à l'écrit
(écriture et description de la famille qu'il aura inventée)(sur
ordinateur c'est mieux), en lecture (apprentissage à partir
du livre de la tribu, du village ou du quartier, et à partir
des contes) |
| Le fait simplement d'inventer un village (une tribu ou un quartier),
une famille et ses relations permet à l'enfant de parler de choses
qu'il connaît et de s'en servir pour discuter avec ses pairs,
pour apprendre à lire, à écrire. Partir du vécu de l'enfant ne veut pas forcément dire qu"il parle de sa vie privée, mais de ce qu'il connaît pour comprendre d'où il vient, où il vit en confrontant sa vision à celles des autres. |
| Je constate à chaque fois que durant ces séances, les enfants
deviennent très actifs, s'expriment beaucoup, les discussions sont
souvent passionnantes quand il s'agit de se mettre d'accord pour la taille
du terrain du foot par exemple. Ce matin, un élève signalé comme non-lecteur a demandé de lire aux autres le résumé que nous venions d'écrire (résumé de ce qu'ils venaient d'inventer pour rajouter au livre de la tribu). |
|
"Simulations globales (mode d'emploi)" : M.
YAICHE Alain Hachette Education |
| Pour savoir ce qu'est la
simulation globale Historique, objectifs, canevas pour la simulation globale |
|
"Je joins un dessin d'un enfant de CM1 (premier
dessin de la tribu de Sicozizou) où on peut voir qu'il y a rarement
plusieurs maisons (cases) (La case ressemble bien d'ailleurs aux cases
de notre région de Poindimié) Le toit en paille, la flèche faîtière
sur le sommet (représente le clan coutumier), les chambranles de chaque
côté de la porte qui représentent les gardiens (protecteurs). Sur l'arbre
on peut voir suspendue une roussette (chauve-souris calédonienne) qui
est chassée pour être mangée (plat traditionnel Kanak : le bougna aux
roussettes), le cocotier, les cascades. Tout ceci reprend bien l'environnement
traditionnel que l'on trouve en tribu." Marie.Christine
CAZALY. (Courrier du 14.10.2000)
|